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L’invasion britannique à la mode du jour

Britishow
Photo courtoisie Renee ­Wilkin, ­Pascal ­Dufour, Jérôme ­Couture et Yvan ­Pedneaut font revivre ­l’invasion ­britannique en chanson avec ­Britishow.

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Il a écouté en boucle les Rolling Stones et Oasis, puis s’est déhanché sur du Tom Jones alors qu’il était adolescent, avant d’être happé par la folie Ed Sheeran. Aujourd’hui, Jérôme Couture rend, à son tour, hommage à la musique venue directement du pays de Big Ben, dans le cadre du spectacle Britishow.

« J’ai réalisé que je connaissais plus le répertoire britannique que je ­pensais. Mais j’ai aussi réalisé que leur ­musique était beaucoup plus complexe. Les Anglais ont longtemps été avant-­gardistes », confie Jérôme Couture.

Il aura tout de même eu peu de temps pour répéter avec la troupe de ­Britishow avant le début de la tournée, en juillet dernier. Le chanteur a été appelé en ­renfort pour prendre la place de Marc-André Fortin lorsque celui-ci a quitté l’équipe du spectacle pour se consacrer à d’autres projets.

« Je ne connaissais pas personnellement Pascal Dufour, mais Renee [Wilkin] et Yvan [Pedneault] sont de très bons amis. Alors je savais que je pouvais m’appuyer sur eux. Ça a été un atout majeur qui m’a aidé énormément. Je ne sais pas si j’aurais accepté s’ils n’avaient pas été sur le show », atteste-t-il.

Jérôme Couture et Philippe ­Berghella se partagent le rôle du quatrième chanteur, en alternance, pour toute la tournée.

100 % British

Ensemble, les quatre chanteurs font revivre l’encyclopédie (presque) ­complète de la musique britannique, du « A » d’Adele au « Z » de Led Zeppelin. Dans Britishow, une centaine de titres sont revisités, sous forme de medley pour la majorité, en formule solo, duo, trio ou encore en groupe. Et en se mettant en bouche les mots d’Elton John, Tom Jones et Oasis, pour n’en nommer que quelques-uns, Jérôme Couture se remémore de nombreux souvenirs.

« C’est fou à quel point des images me reviennent aussi clairement. Avec Wonderwall, je revois le parcours en autobus pour aller à l’école. Quand c’est du Tom Jones, je me rappelle avoir fait Sex Bomb avec ma chorale quand j’étais adolescent », avance-t-il.

« On n’était pas une chorale conventionnelle », justifie-t-il rapidement, en riant.

« Rien n’est gagné d’avance »

Jérôme Couture sait donc que les ­spectateurs, inévitablement, seront eux aussi submergés dans leurs propres souvenirs. Une familiarité avec ces chansons est peut-être à la fois une bonne, comme une mauvaise chose, estime-t-il.

« D’un côté, on n’a pas la pression de se demander s’ils aiment une nouvelle chanson qu’on vient tout juste d’écrire. Mais d’un autre côté, on sait que les gens ont des attentes en entendant les premières notes de leurs ­chansons ­préférées. Alors rien n’est gagné d’avance », avise-t-il.


► Le spectacle Britishow est présenté au Théâtre St-Denis de Montréal du 12 au 14 octobre, puis les 3 et 4 novembre au Capitole de Québec. Des dates sont prévues dans toute la ­province jusqu’à l’été 2018.