/24m/job-training
Navigation

L’art compliqué d’accepter la critique

Reproach
Photo stock.adobe.com

Coup d'oeil sur cet article

Philippe Jean Poirier - 37e AVENUE

 

Une étude le confirme : on a tendance à écarter ceux qui nous font des critiques négatives. On ignore leurs conseils et on fuit leur compagnie. Mais pour évoluer dans sa carrière ou dans sa vie, ne faudrait-il pas aller contre nature ?

Pour démontrer le rapport des travailleurs à la critique, des chercheurs de la Harvard Business School ont eu l’idée de mesurer l’impact des rétroactions entre pairs sur le choix des fréquentations d’un travailleur. L’étude a été conduite auprès de 300 travailleurs d’une entreprise agroalimentaire.

Francesca Gino, l’une des auteurs de l’étude, exposait les résultats dans le Harvard Business Review (HBR) : « Nous avons constaté que dans l’année suivant la rétroaction, un employé avait plus de chances d’éliminer de son réseau les personnes qui lui avaient donné une rétroaction négative que celles qui lui avaient donné une rétroaction positive. »

L’étude de Harvard illustre d’ailleurs bien les conséquences de refuser la critique : « En utilisant les données [liées aux bonus annuels de performance], écrit Francesca Gino, mes collègues et moi avons découvert que ceux qui avaient mis fin à leurs relations leur procurant des rétroactions négatives avaient connu une baisse de performance l’année suivante. »

S’ouvrir à la critique demeure quelque chose de sain : c’est la meilleure façon d’évoluer sur le plan tant personnel que professionnel !