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Un centre d'injection supervisée inquiète des parents à Montréal

Un centre d'injection supervisée inquiète des parents à Montréal

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MONTRÉAL | Le centre d’injection supervisée dans le Centre-sud de Montréal doit ouvrir ses portes dans quelques jours, mais il suscite déjà la grogne chez les parents d’élèves d’une école située tout près.

Il n’y a que 200 mètres d’écart entre le centre d’injection et l’école Marguerite-Bourgeois, ce qui fait craindre le pire pour plusieurs parents qui manifestent à nouveau leur désaccord aujourd’hui. Ils pressent le gouvernement d’agir sans quoi, ils entendent s’adresser aux tribunaux.

Les parents des 700 élèves qui fréquentent trois écoles dans le secteur demandent à l’organisme «Spectre de rue» de modifier l’horaire du centre pour éviter que les toxicomanes ne croisent les jeunes élèves.

Leur souhait a été en partie exaucé puisque le centre n'ouvrira finalement qu'à partir de 9 h 30 alors que les élèves sont déjà en classes, a appris TVA Nouvelles.

Le député de Chambly, Jean-François Roberge, enseignant de formation et porte-parole de la CAQ en matière d’éducation, partage les craintes des parents. «En état de manque, ces gens-là peuvent être dangereux. Réveillez-vous M. Couillard», a lancé le député.

Pour sa part, Christelle Perrine, du conseil d’établissement de l’école Marguerite-Bourgeois, déplore le manque d’écoute. «Les différents intervenants au dossier ont été interpellés, personne n’a retenu nos suggestions», a-t-elle dénoncé.

Seule consolation, l’ouverture prévue pour dimanche sera vraisemblablement reportée, car l'organisme communautaire «Spectre de rue» accuse du retard dans l'aménagement du centre d'injection.