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Un environnementaliste en guerre avec la police privée du CN

Daniel Green, environnementaliste et candidat pour le Parti vert du Canada, croit que les policiers du CN devraient passer plus de temps à vérifier l'état des installations plutôt qu'émettre des constats aux citoyens.
Frédéric T. Muckle / 24 Heures Daniel Green, environnementaliste et candidat pour le Parti vert du Canada, croit que les policiers du CN devraient passer plus de temps à vérifier l'état des installations plutôt qu'émettre des constats aux citoyens.

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Un environnementaliste conteste présentement devant la cour une contravention que lui a remise la police du CN alors qu’il tentait de prélever des échantillons d’un déversement.
 
Daniel Green tentait de prendre des échantillons pour vérifier la présence d’hydrocarbure sur un terrain vague de l’arrondissement du Sud-Ouest le 4 avril 2014 lorsqu’une agente de la police de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) lui a remis une amende de 148 $.

Selon ses dires, M. Green voulait vérifier si des contaminent s’y trouvait à la suite du déversement d’environ 4000 litres de diésel, survenu le 24 février 2014, près des rues Saint-Jacques et de Courcelle, à la suite d’une collision entre deux convois.

Selon un rapport du Bureau de la sécurité des transports (BST), des résidus d'huile ont été observés après l’opération de décontamination initiale à l'endroit où la locomotive a été découpée pour son transport, ce qui a mené le CN à procéder à un nettoyage plus approfondi du lieu du déraillement.

« Je ne voulais pas que des enfants ou un chien marche sur ce pétrole, » explique M. Green en précisant que le terrain vague en question était souvent utilisé par plusieurs résidents du quartier Saint-Henri.

Selon la loi, il n’avait pas le droit de se trouver sur ce terrain ferroviaire sans une excuse légitime.

Pour le candidat du Parti vert du Canada aux dernières élections, le fait qu’il cherchait à signaler la présence de substances dangereuses sur le terrain est en soit une excuse légitime.

Le terrain en question est maintenant clôturé et inaccessible.

Plus qu’une simple amende

M. Green explique que pour lui, cette contestation concerne plus que la possibilité d’avoir à payer 148$ s’il est trouvé coupable.

«  Avec le pouvoir, on s’entend, vient des responsabilités, résume M. Green à propos de la police privée du CN. Dans ce cas-ci, l’agente a émis son constat pour protéger qui ? Son employeur ou le citoyen ? C’est ça que j’ai voulu tester. »

Lorsqu’interpellé par l’agente du CN, il dit avoir demandé qu’elle contacte le service d’intervention gouvernemental Urgence-Environnement pour signaler la contamination.

« Je serais partie si elle avait appelé », résume M. Green.

Autant le Directeur des poursuites criminelles et pénales, l’organisme gouvernemental qui conduit les poursuites en lien au Code criminel, et le CN n’ont pas voulu commenter l’affaire, car le cas est toujours devant les tribunaux.