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Une mère de famille de Stoneham en rémission après avoir été condamnée

La médiatisation de son état lui a permis de trouver rapidement un donneur

Lyne Bouchard et ses deux filles qu’elle a seulement pu voir deux fois 10 minutes lors de ses hospitalisations à l’occasion de sa greffe de moelle osseuse.
Photo courtoisie Lyne Bouchard et ses deux filles qu’elle a seulement pu voir deux fois 10 minutes lors de ses hospitalisations à l’occasion de sa greffe de moelle osseuse.

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Une mère de famille, à qui on ne donnait que six mois à vivre en raison d’un cancer de la peau et des ganglions, est finalement en rémission après avoir miraculeusement trouvé un donneur de moelle osseuse compatible avec elle.

En septembre 2016, les jours de Lyne Bouchard, 37 ans, étaient comptés. Atteinte d’un lymphome cutané de type T, accompagné du syndrome de Sézary, la mère de famille de Stoneham ne répondait pas aux traitements de chimiothérapie. Son corps la « rejetait ». Sa seule option restait la greffe de moelle osseuse.

Or, Héma-Québec n’avait aucun donneur compatible. « Je ne pouvais pas croire que ça s’arrêtait là », lance-t-elle.

Après avoir lancé un cri du cœur dans les réseaux sociaux et les médias en février 2017, la femme de Stoneham a reçu l’appel tant espéré quelques jours plus tard. Après une vague de dons à Héma-Québec, un donneur a été trouvé.

Complications

Mme Bouchard est entrée à l’hôpital du 30 mars au 19 avril dernier, puis du 6 mai au 6 juin. Si l’effort d’hospitalisation n’a pas été de tout repos, le tout en valait la chandelle.

« Le premier séjour, j’ai vu mes filles deux fois pendant seulement 10 minutes. Le deuxième, je ne les ai pas vues du tout. J’ai fait du Skype et je leur ai parlé au téléphone », explique-t-elle.

La greffe lui a apporté son lot de complications.

Elle a notamment perdu 25 livres. Elle souffre aussi de la maladie du greffon qui, étrangement, est « presque une bonne nouvelle », selon Mme Bouchard. « Ça veut dire que la greffe a fonctionné », résume-t-elle.

Il s’agit d’une réaction immunitaire des cellules saines du donneur contre celles du receveur.

Naître une deuxième fois

La peau de la mère de famille était couverte d’éruptions cutanées. « J’avais la peau placardée, noirâtre. Elle est revenue comme celle d’un bébé », explique-t-elle.

Sa santé, elle l’a retrouvée comme un enfant vient au monde. « Je suis comme un enfant qui vient de naître. On repart en neuf. Je vais recevoir mes vaccins de bébé. Je commence une deuxième vie », s’enchante Mme Bouchard.

Elle rappelle l’importance des dons, que ce soit de sang ou de moelle osseuse. « Je ne remercierai jamais assez la personne qui m’a donné la chance de recommencer », poursuit-elle.

À la suite de la médiatisation de l’état de Mme Bouchard, plus de 700 personnes ont demandé des trousses de donneur à Héma-Québec. La femme a trouvé son donneur les jours qui ont suivi.