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Delta n’entend pas payer la surtaxe

Le PDG de Delta, Ed Bastian
Photo d'archives, AFP Le PDG de Delta, Ed Bastian

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Delta Air Lines n’a pas l’intention de payer un seul cent en droits compensatoires, malgré l’imposition d’une surtaxe de 300 % aux avions C Series de Bombardier par l’administration Trump.

Le différend commercial entre Bombardier et Boeing pourrait retarder la livraison des 75 C Series commandés par Delta, mais pas question de payer les droits antidumping imposés par Washington, a lancé mercredi le PDG de Delta, Ed Bastian.

« Soyons clairs, nous n’allons pas payer ces droits », a-t-il affirmé lors d’une conférence suivant la publication des résultats du 3e trimestre de l’entreprise.

« Nous sommes déterminés à prendre possession de l’avion. Je ne peux dire comment tout se fera [...]. Nous travaillons avec Bombardier, un excellent partenaire », a-t-il ajouté.

En 2016, la montréalaise a vendu 75 C Series à Delta, premier client « majeur » à se procurer les appareils. Ils doivent être livrés au printemps.

Mobilisation

Par ailleurs, des représentants syndicaux de chez Pratt & Whitney, Héroux-Devtek et CAE, entre autres, se sont réunis mercredi à Longueuil.

« À compter de lundi, on se prépare à une semaine de lobby à Ottawa. On veut que le gouvernement fédéral se tienne debout », explique le directeur adjoint d’Unifor Québec, Serge Dupont.

« Là où on est déçu royalement, c’est qu’on n’entend pas le maire de Montréal », ajoute M. Dupont.

Offensive publicitaire

Le géant américain Boeing a aussi lancé mercredi une campagne pour redorer son blason au Canada. La compagnie de Chicago croit avoir souffert des attaques de différents politiciens, dont le premier ministre Philippe Couillard, qui a appelé à un boycottage.

Elle mènera sa campagne à la télévision, à la radio ainsi que sur les plateformes numériques et rappellera l’importance de sa présence au pays.

— Avec la collaboration de Maxime Landry, TVA Nouvelles