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Les policiers signent leur convention

SPVM police
Photo d'archives

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Les policiers de Montréal ont signé mercredi le texte final de leur nouvelle convention collective conclue avec la Ville de Montréal.

Après trois ans de bras de fer, les 4500 policiers syndiqués de Montréal avaient adopté en août cette nouvelle convention collective valide pour les cinq prochaines années.

Détails

Selon ce contrat de travail, des cadets pourront effectuer les tâches reliées à la gestion de la circulation autour des chantiers de construction, ce qui entraînera des économies de 6,2M$ annuellement pour le service de police.

Les contribuables montréalais n’auront ainsi plus à payer des policiers du SPVM à 60$ de l’heure pour gérer la circulation puisque les cadets le feront pour quatre fois moins cher, soit entre 14,64$ et 16,20 $ l’heure.

Certains postes seront également transférés à des civils. Le SPVM souhaite ainsi remplacer 115 titulaires de fonctions policières par des titulaires de fonctions civiles, pour des économies annuelles de 5,8M$.

Des hausses de salaire ont également été négociées. Selon un calcul effectué par le 24 Heures au mois d’août, un patrouilleur avec six années d’ancienneté gagnera 10 000$ de plus d’ici 2021, en vertu de la nouvelle convention collective des policiers de Montréal alors qu’un capitaine engrangera quant à lui 13 000$ de plus.

En plus de leur salaire de base, les policiers ont obtenu que leur «prime de métropole» soit majorée graduellement passant de 4% à 7,5% du salaire d’ici les 4 prochaines années.

Montréal leur attribue également une «prime de niveau de service» de 5% qui sera également implantée graduellement d’ici 2020.

Régimes de retraite

L’un des principaux points de désaccord entre les policiers et la Ville portait sur la cotisation des agents du SPVM à leur retraite.

Puisque le gouvernement provincial impose désormais la parité entre employé et employeur, il n’était plus possible que les policiers ne cotisent qu’à hauteur de 25 %.

Ceci avait entraîné des moyens de pression pendant près de 3 ans, où les policiers avaient adopté le port du pantalon de camouflage ou « pantalon de clown » pour protester contre le projet de loi sur les régimes de retraite du gouvernement libéral.