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Marché du cannabis: Desjardins ferme la porte au pot

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Le PDG du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, est catégorique : son institution ne veut rien savoir du marché du cannabis, a-t-il dit au Journal, hier, en marge du Forum FinTech, au Palais des congrès de Montréal.

« Nous n’avons aucune ouverture pour l’industrie du cannabis. Cette activité n’est pas non plus dans nos plans », a lancé le patron du Mouvement Desjardins.

Guy Cormier dit qu’il ne s’agit pas de porter un jugement ou non sur ce secteur, mais que son institution financière a simplement fait le choix de ne pas s’intéresser à l’industrie du cannabis.

Assurances d’abord

Pour expliquer ce choix stratégique, il rappelle que Desjardins est le cinquième plus important assureur-vie au Canada. « Avant de se lancer dans ce secteur-là, on doit y penser deux fois... car on assure des vies », précise-t-il.

M. Cormier pense aussi qu’à titre d’assureur de dommages, il ne convient pas d’y investir. « Cette dimension nous pousse à être pas mal prudents à l’égard du cannabis », affirme le patron du Mouvement Desjardins.

Même si la loi change au mois de juillet 2018 et que la substance devient légale, Guy Cormier n’en démord pas. Desjardins n’est aucunement intéressé par l’industrie qui rapportera 6 milliards $ d’ici quatre ans. « Absolument pas », conclut-il.

Banques frileuses

Au Québec, seules la Banque TD et la Banque de Montréal acceptent que des entreprises liées au cannabis ouvrent des comptes bancaires chez elles. La Banque TD a confirmé au Journal que son institution avait « quelques clients dans cette industrie », mais a refusé d’en dévoiler le nombre exact.

De son côté, la Banque de Montréal s’est montrée lundi plus ouverte que les autres à ce secteur. « Nous offrons des comptes de dépôt et des services connexes aux entreprises opérant légalement dans ce secteur émergent, et ce, cas par cas », a partagé sa porte-parole Valérie Doucet.

La Banque Royale du Canada et la Banque Nationale ont dit ne pas avoir de clients liés à l’industrie du cannabis. Quant à la Banque Scotia et la Banque Laurentienne, elles n’ont pu dire si de telles compagnies avaient des comptes bancaires chez elles.