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Propos antiféministes: Coalition Montréal défend sa candidate Caroline Orchard

Propos antiféministes: Coalition Montréal défend sa candidate Caroline Orchard

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MONTRÉAL | Coalition Montréal a défendu mercredi sa candidate Caroline Orchard, qui a tenu dans le passé des propos grossiers, antiféministes et qui banalisent le viol, en expliquant qu'elle est issue de la classe ouvrière et qu'elle a de la difficulté avec ce qui est politiquement correct.

Bien que la candidate en question ne se soit pas excusée publiquement ni rappelé le «24 Heures» sur le sujet, le chef de Coalition Montréal, Marvin Rotrand et le candidat à la mairie pour cette formation, Jean Fortier, assurent qu’elle regrette ses propos.

«N’importe qui serait embarrassé par des propos comme ça, que je les entende sur la rue ou dans un climat politique, a affirmé M. Fortier. Je pense que Mme Orchard regrette amèrement ce qu’elle a dit et elle s’est excusée.»

Propos antiféministes

Avant qu'elle soit candidate au poste de conseillère municipale dans le district de Notre-Dame-de-Grâce, Caroline Orchard a affirmé sur sa page Facebook personnelle, en 2016: «Il n'y a pas de culture du viol, il y a une gang de femmes qui ne connaissent pas leurs sexualité pour en tirer du vrai plaisir (sic)».

Critiquée dans la section commentaires de cette même publication, Mme Orchard a rétorqué d'une manière plutôt incendiaire: «La seule arrièrer est votre mère de ne pas avoir choisi de se faire avorter d'une féministe sans but (sic).»

Dans la foulée de l'affaire Alice Paquet, Caroline Orchard aurait dit, selon «La Presse», qui a ressorti les propos de la candidate, qu'il y avait «une grosse différence entre une [descriptif peu flatteur] saoule qui ne peut pas s'empêcher de s'offrir quand elle est ivre et quelqu'un qui se fait violer violemment».

Elle qualifiait aussi le féminisme de «maladie mentale».

Classe ouvrière

Appelé à commenter ces propos, Marvin Rotrand a expliqué que «Mme Orchand, c’est une personne qui vient des groupes communautaires, de la classe ouvrière. [...] C’est vrai, son langage n’est pas celui d’un professeur d’université, mais elle regrette», ajoutant que «c’est la réalité des réseaux sociaux».

M. Rotrand croit qu’elle «comprend qu'être candidat [implique] un différent standard que seulement quelqu’un qui est membre d’un groupe communautaire».

«Elle m’a dit qu’elle a des valeurs conservatrices, elle a des problèmes avec ce qu’elle dit, avec le politiquement correct», a poursuivi M. Rotrand.

Questionné à savoir si elle pense toujours de tels propos, M. Rotrand indique qu'«elle pense effectivement qu’il y a beaucoup de comportements qui sont impactés (sic) par des valeurs féministes. Elle questionne certaines de ces valeurs. Mais elle ne veut pas insulter des gens qui ne pensent pas comme elle».

Appelée à commenter par TVA Nouvelles, mercredi, la candidate a répondu: «Je respecte beaucoup les médias québécois, mais je ne peux pas vous dire rien d'autre en ce moment, il n’y a pas de commentaire».

Avec la collaboration d’Yves Poirier