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ALÉNA: «Nous sommes prêts à tout» - Justin Trudeau

ALÉNA: «Nous sommes prêts à tout» - Justin Trudeau
AFP

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Après avoir été confronté aux menaces du président Donald Trump sur la résiliation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), Justin Trudeau s’est dit prêt à toute éventualité, mercredi, et même à signer un accord sans le Mexique.

«Il y a d’autres avenues potentielles, a indiqué le premier ministre du Canada, s’adressant aux médias à partir du toit de l’ambassade canadienne, à Washington. Les circonstances sont actuellement assez imprévisibles et nous sommes prêts à tout.»

Si, à l’issue de sa rencontre avec le président américain, M. Trudeau a réitéré être confiant d’en arriver à une entente bénéfique pour toutes les parties, c’est la première fois qu’il laisse poindre une forme d’ouverture à un accord bilatéral.

«Il a laissé la porte ouverte. Ça montre qu’il ne tient pas mordicus à l’inclusion du Mexique dans les négociations», a expliqué le chargé de cours à l’Université de Montréal et spécialiste en matière de politique américaine, Philippe Fournier.

Les renégociations de l’ALENA, dont la quatrième ronde débutait mercredi en Virginie, étaient sur toutes les lèvres durant la journée. Le président des États-Unis a menacé en début d’après-midi, et ce devant le premier ministre, de mettre fin à l’accord. Il a également évoqué la possibilité de signer une entente bilatérale.

«C’est possible que nous ne soyons pas capables de nous entendre avec l’un ou l’autre des deux pays», a soutenu le milliardaire Donald Trump devant les journalistes dans le Bureau ovale avant la rencontre entre les deux leaders.

«Ça fait partie de la ''trumpisation'' des relations commerciales, analyse le chargé de cours à l’Université de Sherbrooke et expert en droit économique international, David Pavot. Le président Trump veut des deals bilatéraux parce que c’est beaucoup plus facile à négocier.»

Au sujet de l’imposition aux États-Unis de 300 % de droits compensatoires et de taxe antidumping sur les appareils de la CSeries de Bombardier, le premier ministre a dit avoir eu des discussions franches, mais difficiles, avec le président et lui avoir exprimé son désaccord.

M. Trudeau doit partir dès jeudi matin pour Mexico afin de s'asseoir avec le président Enrique Peña Nieto. Il s'agit de la première visite officielle du premier ministre canadien au Mexique.