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Faites la pause qui repose vraiment

Delighted positive colleagues talking to each other
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Antoine Palangié - 37e AVENUE

 

Il n’y a pas que le travail dans la vie, bien sûr. Mais pour être vraiment profitables, nos vacances (petites ou grandes) ne doivent pas être prises n’importe comment.

Une étude américaine déconstruit l’idée reçue voulant qu’une pause-café soit un moyen efficace de réduire le stress et la fatigue au travail.

« Il est clair que nous avons besoin de prendre de la distance avec notre travail pour recharger nos batteries, explique Charlotte Fritz, professeur adjoint en psychologie industrielle à l’université de Portland, dans le magazine Business Harvard Review. Mais ce que nous devons faire pour nous garder alertes dépend du temps dont nous disposons. »

Mme Fritz a d’abord étudié l’incidence des vacances sur la productivité et le bien-être des employés. Elle s’est ensuite intéressée aux week-ends, puis aux pauses-déjeuner, puis aux micropauses que nous prenons au bureau. Et le résultat de ses recherches n’est pas tendre pour nos escapades vers la machine à café, nos appels personnels et autres coups d’œil sur Facebook.

Quand nous sommes au travail, les activités non liées à nos tâches professionnelles ne semblent pas aider à notre vitalité. Même sortir prendre l’air quelques minutes n’aurait pas d’effet significatif sur la fatigue et le stress. Pire, écouter de la musique ou faire des plans pour la fin de semaine aurait même un impact négatif sur les forces vives de l’entreprise !

En revanche, les personnes étudiées ont montré un regain d’énergie après de courtes pauses durant lesquelles elles continuaient à avoir un contact avec leur emploi – en félicitant un collègue ou en écrivant une liste de tâches, par exemple.

Il y a toutefois une exception notable à ce principe : l’heure du lunch. L’attention

des employés est en effet meilleure juste après le repas, et parfois tout l’après-midi. Et cela, peu importe que les activités de la mi-journée aient eu rapport ou non avec le boulot, du moment qu’elles visaient à élargir ses horizons ou à relaxer.

Vacances : small is beautiful

Heureusement, il n’y a aucun mal à vraiment décrocher du boulot pendant les vacances, au contraire ! Les recherches de Mme Fritz montrent toutefois que deux semaines après la fin du congé, la sensation de bien-être des employés est retombée à son niveau d’avant le départ. Et la durée ne semble pas avoir d’incidence sur ce phénomène. Au contraire, l’effacement rapide des bénéfices du temps libre serait causé en partie par l’anxiété d’avoir du travail à rattraper une fois de retour au bureau...

Reprendre le collier serait donc d’autant plus stressant que les vacances ont été longues. Pour améliorer leurs bienfaits, il vaut donc mieux les fractionner, explique Mme Fritz. Et surtout, il est préférable d’en faire des expériences constructives : gravir une montagne, par exemple, ou apprendre un nouveau passe-temps.

Pas assez de détachement ? L’épuisement professionnel vous guette ; trop de détachement ? Vous affectez vos performances. Selon Mme Fritz, trouver l’équilibre consiste à bien choisir ses moments pour décrocher et non pas de mélanger travail et loisirs quand vous êtes au bureau.