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«L’éclosion» de la poutine à travers le monde réjouit le Groupe Boivin

«L’éclosion» de la poutine à travers le monde réjouit le Groupe Boivin
Paul Binet - stock.adobe.com

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Le Groupe Boivin se lance dans la production de fromages fins pour contrecarrer l’importation de fromages européens, en investissant un demi-million de dollars dans l’aménagement d’une maison d’affinage dans l’ancienne usine de fromagerie Lemaire, à Saint-Cyrille-de-Wendover.

L’entreprise a trouvé une nouvelle vocation à l’usine arrêtée depuis juin dernier. La pâte sera produite à La Baie, puis affinée à la Fromagerie Lemaire.

Le Groupe Boivin prévoit produire trois nouveaux fromages fins à pâte ferme. La capacité d’affinage de ces nouvelles installations sera autour de 25 000 kilos. La première livraison est attendue au printemps 2018.

Fromage en grains

En plus de s’attaquer au marché des fromages fins, le Groupe Boivin mise sur l’augmentation des ventes de fromage en grains pour assurer sa croissance.

«On pense que la poutine va s’américaniser. On commence à sentir la tendance. À Toronto, il y a des poutineries qui ouvrent leurs portes. McDonald’s offre de la poutine partout au Canada. Je pense que la poutine, c’est la prochaine vogue alimentaire au même titre que la pizza avant les années 1960», a exprimé Luc Boivin, directeur général du Groupe Boivin.

«Maintenant qu’il y a des chaînes qui se spécialisent là-dedans, la poutine est en train d’éclore. On commence à avoir des demandes aux États-Unis et dans les Caraïbes de la part de clients qui veulent du fromage en grains pour les touristes sur la plage. Tout le monde fait des frites. La poutine, ça prend juste de la sauce et du fromage.»

Beaucoup de compétition

L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne est récemment entré en vigueur. D’ici la fin de l’année, 750 000 kilos de fromages européens feront leur entrée au pays.

«Les épiceries n’agrandiront pas. Donc, il va falloir se battre pour se partager la même place sur les tablettes. Ça fait beaucoup de compétition dans le marché et il n’y aura pas plus de consommateurs», a ajouté M. Boivin.

L’impact auprès des fromageries québécoises se fera davantage sentir à partir de 2018, alors que les quotas seront beaucoup plus importants en provenance d’Europe.