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Les coûts du présentéisme

Sick Businesswoman Working In Office
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Paulina Ignacak – 37e AVENUE

 

À force d’insister sur l’absentéisme ces dernières années, les gestionnaires ont négligé son envers : le présentéisme. Se rendre au travail quand on ne devrait pas a aussi un coût pour l’entreprise. Des études le calculent.

Le présentéisme consiste à se rendre au travail alors qu’on aurait une bonne raison de ne pas le faire. Les employés ne sont alors pas aptes, autant psychologiquement que physiquement, à travailler. Quelqu’un qui serait malade et dont le rendement baisse tombe donc dans cette case. Le présentéisme peut être causé par un sentiment d’obligation envers l’employeur (volontaire) ou tout simplement par l’absence de congés de maladie (involontaire).

Pire que l’absentéisme

Au Québec, deux chercheurs (Brun et Biron) ont constaté plus de jours de présentéisme (9,9 jours) que d’absentéisme (7,1 jours) dans la société parapublique. Plus généralement, on estime qu’un peu plus de la moitié des salariés québécois se rendent au travail quand ils ne devraient pas, au moins une fois par année.

Ainsi, les coûts du zèle dépassent ceux de l’absentéisme : l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés évalue d’ailleurs que le coût du présentéisme oscille entre 10 et 15 milliards de dollars par année au Québec, contre 5 milliards pour l’absentéisme.