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Une coalition de villes contre la congestion

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Plusieurs maires de la Rive-Nord n’en peuvent plus de la congestion sur les routes menant à Montréal et veulent s’unir pour réclamer des ajouts en transport collectif.

Un récent sondage de la Société de transport de Laval confirme que la situation s’aggrave pour les automobilistes qui résident au nord de Montréal. Selon 78 % des personnes interrogées, la congestion sur leurs routes s’est amplifiée depuis cinq ans et 60 % estiment que cela nuit à leur santé.

« Les besoins de solution augmentent parce que notre territoire vit la plus forte poussée démographique dans la province », précise le maire de Blainville, Richard Perreault.

Le maire de Laval, Marc Demers, promet, s’il est réélu, d’organiser un sommet sur le transport collectif avec les élus des Basses-Laurentides.

Marc Demers, <i>maire de Laval</i>
Photo Martin Chevalier
Marc Demers, maire de Laval

« Nous sommes face à un défi commun puisque la congestion qui touche des milliers d’automobilistes chaque jour remonte certains matins jusqu’à Saint-Jérôme, explique-t-il. L’idée n’est pas de régler le problème à Laval pour que ça déborde ailleurs. »

Il propose un plan ambitieux qui comprend les prolongements de l’A-13 et de l’A-19 avec une place dédiée au transport collectif, l’aménagement d’une voie réservée aux autobus sur le terre-plein central de l’A-15, l’ajout de stations de métro au nord de Côte-Vertu sur la ligne orange et une extension du Réseau électrique métropolitain vers Laval.

Investissements

Ce plan nécessiterait de lourds investissements de la part du gouvernement. À titre d’exemple, le prolongement de l’A-19 est estimé à près de 700 millions $.

« En nous alliant à d’autres municipalités, nous aurons plus de poids auprès du gouvernement, affirme M. Demers. Et nous pourrions forcer les partis de se positionner sur ces demandes en vue des élections provinciales de 2018. »

Pour le maire de Blainville, l’important est que les aménagements soient faits rapidement. « La voie réservée sur l’A-15 devrait être une priorité, ça ne représente pas un coût majeur », assure M. Perreault.

Le principal problème serait d’identifier la personne qui peut décider de lancer le projet. Selon M. Perreault, le ministère des Transports lui aurait dit qu’il fallait voir ça avec la toute nouvelle Autorité régionale de transport métropolitain.

L’Autorité indique qu’elle a bien le mandat de planifier les services de transport, mais que les projets d’ajout de services se font en collaboration avec le ministère, les municipalités et les sociétés de transport.