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5 méditations courtes pour l’automne

Autumn meditation nature girl forest
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Puisque la pleine conscience semble nous faire du bien, pourquoi ne pas apprivoiser l’automne avec une attention spéciale à soi, aux objets et aux autres ?

1. Profiter d’un feu rouge. Un feu rouge est un gong de pleine conscience, nous dit Thich Nhat Hanh. « On a pu croire qu’il était notre ennemi parce qu’il nous empêche d’atteindre notre but aussi vite qu’on le voudrait, mais on sait maintenant qu’il est un petit miracle dans notre journée. » Considérons les mini obstacles et arrêts obligatoires de notre quotidien comme des « petits miracles » et tout prendra une autre couleur. On se détendra.

2. La beauté des lieux et des objets. Contempler les éléments de la nature et des œuvres d’art ferait baisser le taux de certaines molécules inflammatoires dans le corps, ce qui diminue le stress et augmente les chances de rester en bonne santé*. Autrement dit, la beauté n’est pas juste belle, elle a un effet calmant et salutaire. Même si cette année la plupart des feuilles n’atteindront pas un rouge très vif (à cause de la chaleur qu’on a eue), la nature est toujours enchanteresse en automne. S’en souvenir : prendre un moment pour admirer la couleur du ciel, la majesté des arbres, la beauté des fleurs et des feuilles fanées ne peut faire que du bien à notre âme.

3. Pleine conscience et rhume. Il existe une section dans le New York Times qui traite régulièrement de pleine conscience. « How to be mindfull... » quand on tond le gazon, quand on va chez le dentiste, quand on déménage, etc. J’ai aimé cette idée : « La pleine conscience quand on est malade ». C’est une saison de rhumes, de maux de gorge, de toux. Plutôt que de s’énerver ou de s’attrister devant nos malaises, on nous propose de les accueillir. « Pas question de prétendre être content d’être grippé, il s’agit simplement de voir les choses en face. » Sans nous apitoyer sur notre sort, pensons à être moins exigeants pour un temps. Exercice : prenez quelques respirations profondes, si c’est possible. Sinon, étendez-vous et levez les jambes contre le mur ou soyez simplement assis ou étendu. Repérez les inconforts dans votre corps. N’essayez pas de vous sentir mieux, ressentez simplement ce que vous ressentez. Si vous notez des tensions, attardez-vous-y, essayez de les relaxer. Faites quelques affirmations du genre : « Je me sens mieux, je guéris... » Acceptez d’être mal en point, tout en restant du côté de votre corps. Aimez-le, aimez-vous.

4. Détendre son visage. Dans Restez zen : La méthode du chat, Henri Brunel donnait toutes sortes d’exercices de relaxation. En voici un sur les mâchoires et les tempes. Les mâchoires : « Détendez vos mâchoires. Les dents s’effleurent sans se toucher. Caressez en pensée l’angle osseux de la mâchoire inférieure, remontez lentement le long de l’arête maxillaire (l’extérieur de la mâchoire) jusqu’à l’articulation entre les deux mâchoires. Recommencez, toujours avec lenteur, en ayant soin de respecter la symétrie. » Soyez seulement attentif. On peut aussi effleurer les mâchoires. Les tempes : entre le coin des yeux et le haut des oreilles, on balaye très doucement, avec chaque main, la tempe droite et la tempe gauche. On peut parfois percevoir le battement de sang dans les artères temporales... si on n’a pas d’impatience.

5. Dire au revoir. Quand on vient de passer un moment avec quelqu’un, quand il est temps de se quitter, on a des vies si pleines qu’on pense très vite au prochain rendez-vous, aux tâches qui nous attendent. Résultat : on est déjà loin avant de partir. Exercice : au moment de dire au revoir, on ralentit sa propre respiration, on regarde la personne qu’on va quitter dans les yeux, on entend sa voix, on l’écoute, on est présent, pas ailleurs, on dit « bye » en ayant de la reconnaissance pour cette rencontre. C’est tout.

*Jennifer E. Stellar et coll, 2015. Rhett Dissner et coll, 2007.