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Où veut-on en venir au juste?

Blackhawks vs Canadiens
Photo Martin Chevalier En faisant jouer Alex Galchenyuk au sein d’un quatrième trio, le Canadien lui fait perdre de la valeur aux yeux des autres équipes.

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On n’aime pas Alex Galchenyuk ? Alors pourquoi tous les changements au niveau des trios. Qu’on cesse de jongler avec une situation qui, de toute évidence, ne plaît à personne. Claude Julien ne semble pas apprécier son jeune joueur, si on se base sur son utilisation de Galchenyuk. Depuis l’arrivée de l’ex-pilote des Bruins derrière le banc, le jeune homme a rarement évolué au sein des deux premiers trios.

Alors...

Est-ce à dire qu’on ne croit plus à une certaine éclosion ? Est-ce à dire qu’en le provoquant ainsi, on verra sa force de caractère ? Est-ce à dire qu’il est maintenant une distraction à l’intérieur du vestiaire ? Est-ce à dire que Galchenyuk n’en a plus rien à cirer du Canadien et de sa gestion quotidienne ?

Tout est plausible.

Sauf que la conclusion à toutes les interrogations est la même. Ça ne peut plus durer.

Les grands décideurs de cette organisation, confrontés à un début de saison plutôt inquiétant, doivent réagir. Retrograder Galchenyuk n’est pas la solution. D’une part, sa valeur s’amenuise sur le marché et, d’autre part, comment expliquer qu’un joueur avec un salaire de 5 M$ évolue sur le quatrième trio ?

Galchenyuk a été invisible depuis le début de la saison... comme plusieurs de ses coéquipiers. Mais comme il appartient, en principe, à l’élite de l’organisation, ne devrait-on pas s’assurer de l’encadrer de façon à ce qu’il sorte du bourbier dans lequel il est empêtré depuis l’an dernier ?

Si Marc Bergevin et Julien sont incapables de remettre le jeune homme sur les rails, qu’ils l’échangent. Et si Galchenyuk retrouve tous ses moyens dans un autre vestiaire, ce sera un constat d’échec grave pour les penseurs de l’équipe à moins que le joueur acquis en retour réponde aux attentes.

Du gaspillage

Mais Galchenyuk sur le quatrième trio, c’est carrément du gaspillage, ça prouve qu’on a utilisé toutes les options et que ça n’a pas fonctionné. L’entraîneur revient à la case départ.

On peut toujours se demander pourquoi on s’entête à refuser à Galchenyuk une autre audition au poste de centre. Qu’a-t-on vraiment à perdre ?

Surtout quand une équipe peine à marquer un but par match.

Cette décision de Claude Julien laisse croire que le Canadien a lancé la serviette dans le cas de celui qu’on voyait comme le meilleur attaquant de l’organisation, il y a à peine 20 mois.

Et que dit-on aux autres équipes ? Qu’il est disponible ? Et à quel prix ? Quelle étiquette doit-on épingler sur un joueur payé 4,9 M$ évoluant sur le quatrième trio ?

Seulement 37 points...

En conclusion, je retiens une statistique compilée par Jean-Charles Lajoie, de l’émission Jean-Charles en liberté au 91,9 Sports.

Depuis l’arrivée de Claude Julien, Max Pacioretty a récolté 19 points en 33 matchs et Alex Galchenyuk, 18 points en 34 matchs.

Galchenyuk est-il un joueur de quatrième trio, même si ces statistiques n’ont rien pour soulever l’enthousiasme ?

Streit au ballottage

Que Mark Streit se retrouve au ballottage, il n’y a pas de quoi s’étonner.

Ce qu’on peut questionner, c’est la raison qui a motivé Marc Bergevin à lui offrir un contrat. Vous allez me dire que dans les standards du hockey d’aujourd’hui, c’étaient des peanuts, mais quand même.

Devant la tournure des événements, je me demande si Streit n’a pas demandé au Canadien d’agir ainsi et d’obtenir éventuellement sa libération, d’oublier son entente avec le Canadien et respecter les règlements qui pourraient lui permettre de participer aux Jeux de la Corée du Sud.

Maintenant, avec le départ de Streit, on va faire un peu d’espace au sein de la brigade défensive et on espère que l’arrivée de David Schlemko va donner plus de profondeur.

Mais je vous rappelle que Schlemko évoluait dans le rôle de cinquième défenseur avec les Sharks de San Jose l’an dernier.

Par conséquent, je crois qu’on ne devra pas avoir des attentes très élevées. Mais bon.

Entre-temps, ce n’est pas l’état de santé de Schlemko qui devrait causer des soucis à l’organisation, mais bien les performances de Jeff Petry, de Karl Alzner et de Jordie Benn.