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Des voitures de police nuisent à la sécurité des cyclistes

Un travail d’éducation doit être fait auprès des employés du SPVM afin que ces derniers cessent d’immobiliser leur véhicule sur la voie cyclable, affirme la porte-parole de Projet Montréal en matière de transport actif, Marianne Giguère.
Ragi Ullrssman Un travail d’éducation doit être fait auprès des employés du SPVM afin que ces derniers cessent d’immobiliser leur véhicule sur la voie cyclable, affirme la porte-parole de Projet Montréal en matière de transport actif, Marianne Giguère.

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MONTRÉAL | De nombreux cyclistes demandent aux policiers de cesser d’immobiliser leur véhicule sur la voie cyclable.

En vertu du Code de la sécurité routière, le stationnement est interdit en tout temps sur une piste cyclable. Les conducteurs qui enfreignent ce règlement à Montréal s’exposent d’ailleurs à une amende de 169 $ avec les frais.

En 2016, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a remis 380 contraventions pour stationnement dans une voie cyclable, un nombre qui pourrait être encore plus élevé cette année, rapportait le «24 Heures» en juillet.

Pourtant, de nombreuses images relayées dans le groupe Facebook #dansmapiste, qui compte plus de 1300 membres, montrent des véhicules du SPVM immobilisés sur la voie cyclable. Une situation que déplore une des fondatrices du groupe.

«Les gens se sont mis à publier des photos de voitures de police dans les pistes cyclables. C’est certain qu’ils [les policiers] n’ont pas aimé ça», lance Nathalie Hurtubise.

«Ça prend une fraction de seconde pour que tu sortes de la piste. Et ça prend une seconde pour te faire rentrer dedans [...] Tout ce que je veux, c’est de pouvoir partir [en vélo] le matin et de revenir en sécurité le soir», explique la militante.

La porte-parole de Projet Montréal en matière de transport actif, Marianne Giguère, soutient que l’on voit «assez régulièrement des véhicules du SPVM immobilisés dans des bandes cyclables». «On s’attend d’eux à ce qu’ils fassent l’effort de se trouver un meilleur endroit pour se stationner», ajoute-t-elle.

Le responsable du dossier vélo au sein de l’administration municipale actuelle, Marc-André Gadoury, a toutefois précisé que les policiers pouvaient emprunter la voie cyclable dans certains «cas particuliers d’urgence».

Le porte-parole de la Coalition vélo de Montréal, Daniel Lambert, croit quant à lui qu’un plus grand nombre de pistes cyclables protégées permettrait d’éviter aux forces de l’ordre d’avoir à opter pour cette option «de dernier recours».

Collaboration

La semaine dernière, une rencontre a eu lieu entre quelques membres du groupe #dansmapiste et des agents du SPVM au sujet des mesures à mettre en place pour réduire le nombre de véhicules immobilisés sur la voie cyclable.

Une note de service a d’ailleurs été envoyée par le SPVM à tous les postes de quartier afin que les policiers cessent de se stationner dans les pistes cyclables, «sauf en cas de force majeure», a indiqué Nathalie Hurtubise.

Le service des relations aux médias du SPVM a référé le «24 Heures» à la division de la sécurité routière, qui n’était pas disponible dimanche.