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Le salaire minimum à 15$ / h sera un enjeu, assure la FTQ

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L’enjeu du salaire minimum à 15 $ de l’heure va s’inviter dans la prochaine campagne électorale provinciale en 2018, promettent les organisations communautaires et syndicales.

« On n’a pas peur de s’impliquer dans les campagnes électorales. Les conditions de travail sont toujours au cœur de nos revendications dans chacune des campagnes et le 15 $ de l’heure en sera une », affirme Daniel Boyer, président de la FTQ.

Hier, des centaines de personnes ont marché 15 kilomètres dans les rues de Montréal afin de réclamer cette mesure salariale, scandant des slogans comme : « Tout augmente, sauf nos salaires ». Le salaire minimum est actuellement de 11,25 $ au Québec.

« C’est le message qu’on lance [aux partis politiques] : “Vous devriez avoir dans vos plateformes électorales un salaire minimum à 15 $ de l’heure,» poursuit-il.

Pression

Le député de Québec solidaire Amir Khadir compte demander aux autres formations politiques de prendre un engagement clair à ce sujet.

« Nous sommes les seuls à être en faveur de ça. [...] Pourtant, tous les observateurs s’entendent pour dire que la société québécoise profiterait de cette mesure », dit-il.

Le député du NPD Alexandre Boulerice croit qu’avec « l’Alberta et l’Ontario qui ont embarqué dans cette démarche du 15 $ de l’heure, la pression va se faire au Québec ».

De son côté, Gabriel Nadeau-Dubois a déposé le 4 octobre son premier projet de loi. Il voudrait que ce soit l’Assemblée nationale qui vote sur le salaire minimum, et non le gouvernement.