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Que faire dans un cas de harcèlement sexuel sur son lieu de travail

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L’affaire d’Éric Salvail a ramené sur la table la question du harcèlement sexuel sur les lieux de travail.

Québec a d’ailleurs adopté mercredi après-midi une motion qui reconnait l’urgence d’améliorer le traitement des plaintes de harcèlement et de violence sexuelle dès leur dépôt.

S’il est vrai que très souvent les victimes ont de la difficulté à porter plainte, reste que des mécanismes sont en place dans les milieux de travail pour dénoncer le harcèlement qu’il soit psychologique ou sexuel.

«Nous avons la loi sur les normes du travail qui prévoit un mécanisme de plainte. Ce qu’il faut savoir, c’est que la prescription pour ce recours est de 90 jours depuis la dernière offense», a précisé Me Marianne Plamondon, avocate en droit du travail.

C’est donc dire que la victime a 90 jours pour porter plainte à son employeur.

«Ce qui est souvent oublié, c’est que ce processus inclus également les fournisseurs, les pigistes et tous ces gens qui ne sont pas nécessairement employés de l’entreprise», a ajouté Me Plamondon.

L’employeur a donc l’obligation pour ces gens-là aussi de créer un milieu de travail exempt de harcèlement.

Par contre, à partir du moment où les gens ne le dénoncent pas, l’employeur n’a pas une obligation de résultat, mais l’entreprise doit tout de même prendre des moyens raisonnables pour créer un milieu de travail sans harcèlement.