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Pantalons de camouflage: policiers et constables vont respecter la loi

Pantalons de camouflage: policiers et constables vont respecter la loi
Photo d'archives

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Les policiers et constables spéciaux entendent se conformer à la loi en rangeant leurs pantalons de camouflage.

Ils prévoient toutefois contester le projet de loi sur le port de l’uniforme, qu’ils voient comme une atteinte à leurs droits et libertés.

« Très décevant »

« C’est très décevant, on regrette énormément que ce projet de loi là soit passé à l’Assemblée nationale », lance d’emblée Frank Perales, président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec.

« On vient carrément de créer une catégorie de salariés, dans la société, qui n’auront pratiquement plus aucun droit en ce qui concerne les relations de travail », dit-il.

La Fraternité des policiers et policières de Montréal affirme qu’elle contestera la constitutionnalité du projet de loi 133.

« Ce projet de loi brime un droit constitutionnel en empêchant un moyen d’expression et de pression qui ne nuit pas aux services à la population », a réagi la Fraternité par courriel, en rappelant que les policiers n’ont pas droit à la grève.

Claque au visage

François Boies, président de la Fraternité des policiers de la Régie intermunicipale Thérèse-De Blainville, compare la nouvelle à une « claque au visage ».

« Pour nous, [les pantalons de clown] étaient un moyen de dire à la population que ça n’allait pas bien dans nos contrats de travail, dit-il. Maintenant, il va falloir trouver d’autres moyens, mais ce n’est pas évident. »

« On est des policiers, alors on va respecter la loi, ajoute-t-il. Mais ça ne réglera pas nos relations de travail. »

Même réaction de la part de Claude Traversy, président de l’Association des policiers de Saint-Jérôme Métropolitain.

« On va se conformer à la loi, mais on va la contester, c’est certain », mentionne-t-il.