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Procès du policier Beaulieu: le véhicule avait aussi un problème au niveau de la roue arrière

Le véhicule conduit par Simon Beaulieu, accusé de négligence et de conduite dangereuse causant la mort, n'avait pas qu'un problème de freins.
Photo d'archives Didier Debusschere Le véhicule conduit par Simon Beaulieu, accusé de négligence et de conduite dangereuse causant la mort, n'avait pas qu'un problème de freins.

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Le véhicule patrouille conduit par le policier Simon Beaulieu, accusé de négligence et de conduite dangereuse causant la mort du cycliste Guy Blouin, n’avait pas seulement un problème de freins, mais également un problème au niveau de la roue arrière droite. 

C’est ce qu’est venu expliquer Jean Grandbois qui a été reconnu par le tribunal comme expert en génie mécanique et dynamique des véhicules et expert en GPS.

En premier lieu, M. Grandbois a effectué une expertise mécanique du véhicule 0203 utilisé par le policier Beaulieu le 3 septembre 2014.

En démontant les freins, l’expert a constaté que «les pièces d’usure (disques et plaquettes) étaient en bon état», est-il écrit dans son rapport.

Par contre, un bris majeur a été trouvé à la roue arrière côté passager.

«Le moyeu et ses composantes bougent latéralement de manière importante», a-t-il ajouté en précisant «qu’étant donné l’état de l’autopatrouille, nous avons renoncé à utiliser ce véhicule pour la reconstitution.»

Une problématique semblable avait d’ailleurs été décelée, en août 2014, sur le même véhicule. «Toutefois, le problème se trouvait, à ce moment, sur la roue arrière gauche», a noté l’expert.

Une fois la mécanique vérifiée, il s’est attardé à la vitesse du véhicule au moment de l’impact. Selon lui, celle estimée par le reconstitutionniste de la SQ, soit 44 km/h, n’est pas plausible.

Pour effectuer ses calculs, M. Grandbois a utilisé trois méthodes. La première en prenant la longueur des traces de freinages, ce qui a donné une vitesse maximale variant de 27 à 31 km/h.

La deuxième a été faite avec le calcul de la vitesse maximale atteignable dans la distance utilisée, ce qui donne une vitesse maximale de 25 km/h.

Finalement, l’expert a pris la vitesse fournie par le GPS au moment de l’accident, une donnée qui a été balayée du revers de la main par le reconstitutionniste de la SQ, et qui donnait 22 km/h.