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Ces femmes qui aiment «ÇA»

Ces femmes qui aiment «ÇA»
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Sujet tabou s’il en est un : ces femmes qui aiment la sexualité. Pas de façon compulsive ou obsessionnelle. Non, simplement celles qui aiment ça et ne s’en cachent pas. Elles ne le crient pas non plus sur les toits... car on les prendrait sans doute pour des...

L’éducation, les convictions morales ou religieuses inculquées, la méconnaissance du corps et de ses réactions... tant de facteurs ont longtemps main­tenu la sexualité féminine à l’écart des discussions. Non seulement il ne fallait pas en parler ou y penser, mais il ne fallait surtout pas trop le faire. Du moins, pas pour son plaisir à soi, mais plutôt pour celui de son époux. Faire l’amour comme geste démontrant un don de soi, ça allait. Autrement...

Alors on oublie la position de la levrette, la masturbation et tous ces petits riens qui font que le sexe peut être une activité plaisante.

Qui sont-elles ?

Il y a un certain nombre d’années flottait autour du plaisir une aura de peur, de honte et de culpabilité. Les femmes devaient effectivement penser à leur famille et à leur époux avant de penser à leur bien-être à elles. Faire volte-face des années plus tard, ce n’est pas évident pour plusieurs. Par contre, certaines ont choisi de parfaire leurs connaissances en la matière et de se libérer de ces valeurs qui ne leur appartenaient pas.

Ce sont des femmes qui sont bien dans leur tête, bien dans leur corps. Elles ont généralement fait le point sur leur vie et fait la paix avec leur passé. Elles ont appris à fixer leurs priorités et à établir leurs propres valeurs et schèmes de pensée. Ce sont des femmes qui savent qu’elles ont besoin de sexualité pour se sentir bien et vivantes.

Sexualité dépravée ?

Les femmes qui affirment ouvertement leur désir de vivre une sexualité active se voient encore quelquefois affublées du nom de « dépravée » ou de « cochonne ». Aimer le sexe, c’est mal selon ceux et celles qui jugent qu’une sexualité de plaisir est une sexualité dépravée.

Aimer la sexualité ne signifie pourtant pas que la doctrine première de cette façon de se vivre est le plaisir au détriment d’autre chose. Au contraire, le plaisir s’inscrit dans le cadre d’une vie entière et équilibrée. L’équilibre, comme dans toute chose, est important, surtout en matière de sexualité. Pour certaines, la ligne est fine entre l’amour et la compulsion. Aimer la sexualité, sa sexualité, est une chose à laquelle toute femme devrait pouvoir aspirer.

Or, la réalité est parfois – souvent – tout autre. Le fait d’avoir des préférences, des intérêts ou des désirs qui varient de la « norme » sociale isole plusieurs femmes. Oser être sexuée et sexuelle, avec vos préférences et vos choix, contribue à votre épanouissement personnel et intime ! N’hésitez pas à exprimer vos inquiétudes ou vos préoccupations à ce sujet à un professionnel de la santé en qui vous avez confiance, des solutions pour augmenter votre confiance en vous sont à votre portée !


Véronique, une femme de 37 ans, nous confie :

« J’aimais le sexe pour les mauvaises raisons. Je l’ai appris en thérapie avec mon psychologue de l’époque. C’est avec lui que j’ai pour la première fois ouvert le sujet de mon viol quand j’avais 14 ans. Je faisais l’amour – ou du moins, je croyais que c’était faire l’amour – avec des hommes, simplement pour leur prouver que j’étais encore bonne. Parce que j’avais subi des abus quand j’étais jeune, je pensais que les hommes m’aimeraient juste pour mon cul. Je leur ai donné non seulement mon cul, mais bien plus. Ils ne pouvaient plus se passer de moi. Je devenais leur drogue. J’ai rapidement maîtrisé l’art de faire jouir un homme ! Mais je m’oubliais complètement. J’étais devenue une esclave sexuelle. Ma propre esclave. Je travaille fort pour ne pas retomber dans le panneau quand je me fais un nouvel amoureux. »


Lucia se considère comme une femme qui aime la vie et qui respire le bien-être :

« Petit ange. Ma mère voulait que je sois un ange. Mais je suis humaine et j’ai des besoins. Besoins affectifs, mais aussi sexuels. Elle n’a jamais parlé de rien, mais je suis certaine qu’elle est fière de ce que je suis devenue. Je me suis libérée et j’ai vécu. Je crois qu’elle admire mon courage de tenir tête à ces valeurs qui ne sont pas miennes et qui m’ont été imposées. Elle m’a longtemps dit que c’était naturel d’être faible pour un homme, mais qu’une femme devait se montrer plus forte. Évidemment, elle parlait de sexe. Eh bien, laissez-moi vous dire que je suis fière d’être qui je suis et cela ne relève pas d’une question de force ou de faiblesse ! Je suis encore ébahie par le fait qu’on porte tellement de poids. À quel point ces référents sont-ils destructeurs ? Majeurs comme impacts négatifs à mon sens. Je vois mon garçon élever ses filles et c’est là que je me dis que j’ai réussi ma mission : le cercle est brisé ! »


Lisette, 79 ans, nous dit :

« Le plaisir, moi, je n’ai pas beaucoup connu ça. Je ne l’ai certainement pas enseigné à mes filles. Tant de culpabilité et de honte entouraient cet aspect de la vie. J’ai eu une vie active, 8 enfants, un mari à prendre soin et je faisais des ménages par-dessus le marché. Laissez-moi vous dire que j’ai trimé dur. Le plaisir, on n’avait pas le temps pour ça. On le faisait pour accomplir notre devoir conjugal et c’est tout. Lève la jaquette, deux trois coups et c’est fini. J’ai enseigné à mes filles à ne jamais se refuser à son mari. »