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«J’aimerais apprendre à cuisiner pour vrai»

Jean-François Breau
Photo Pierre-Paul Poulin Jean-François Breau

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Jean François Breau est un auteur-compositeur-­interprète, chanteur à voix et à cœur, ­animateur et chroniqueur. ­Artiste multidisciplinaire, l’homme est aussi un grand gourmand qui s’assume ­complètement. Il nous propose une recette de morue, lui qui a comme parents une mère gaspésienne et un père acadien. Il l’a réalisée avec la complicité d’Helena Loureiro du ­restaurant Portus 360 à Montréal... ­Amoureux sont-ils, ces deux-là, de la morue !

Questionnaire gourmand

Présente-moi ton accessoire de cuisine fétiche et pourquoi l’avoir choisi.

C’est une poêle Tefal. J’aime faire à ­déjeuner et c’est mon outil principal pour ça. En fait, lorsque tu te lèves le matin, tu t’organises pour que tes actions en cuisine soient simples et ­efficaces. J’adore faire les omelettes, alors, la poêle antiadhésive, j’avoue que je ne peux plus m’en passer ! (Rire)

As-tu d’autres accessoires qui te facilitent la vie dans la cuisine ?

Une espèce de contenant pour cuire les légumes vapeur (genre de bain-marie électrique). Et pour préparer les purées de bébé, y’a rien de mieux ! Encore une fois, c’est simple, efficace et pratique. La cuisson vapeur a cette faculté de bien garder les nutriments de nos préparations. Et tu sais, c’est pour ma fille... (Sourire)

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi ?

Une soirée où on mange et on boit beaucoup... Toutes sortes de bonnes choses... Et pendant des heures ! En fait, manger est certainement l’une de mes activités préférées au monde, pour plein de raisons. D’abord pour le rassemblement, puis le partage. Je suis né dans cet environnement. Chez nous lorsqu’il y en a pour quatre, il y en a pour dix.

Essaies-tu tes recettes avant de les servir à tes invités ?

Absolument. Je ne teste jamais une nouvelle recette avec la visite. Je suis de plus en plus à l’aise, surtout que je comprends bien l’intérêt que cela pourrait avoir sur ma fille, j’ai envie de faire la cuisine avec elle pour lui laisser ce savoir-faire et qu’elle puisse bien se débrouiller plus tard, lorsqu’elle ira en appartement.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es le plus fier.

Mes steaks sur le BBQ. C’est tellement important pour moi que je vais dans une boucherie pour bien choisir la viande. Je parle avec les bouchers, je leur demande leur avis sur la coupe de viande et sur l’assaisonnement. En fait, je sais que lorsque tu reçois du monde avec un bon steak, les invités sont heureux.

Dis-nous que tu rates les choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Je vous le confirme ! Et c’est ma blonde qui a subi... En fait, moi qui aime vraiment faire des omelettes, j’ai décidé un jour, et je ne sais toujours pas pourquoi, de lui faire une omelette avec des épices pour le poulet... C’était tellement mauvais, ça ne se peut pas. Puis, elle, adorable, l’a mangée. C’est là que tu te rends compte que l’amour fait faire beaucoup de concessions. (Rire)

Meilleure expérience culinaire à vie ?

À chaque année, pour Noël, on essaie de tenir la tradition des pâtés bergers... C’est une journée simple et remplie d’amour ! Nous sommes une famille tricotée serrée et c’est encore plus fort lorsque nous préparons des petits plats pour les fêtes.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petit ?

Le pâté chinois, le maquereau, le baloney et de temps en temps, les pâtés au poulet ou à la viande, le poisson, la morue évidemment, mais aussi le homard ! Bon tu sais d’où je viens, alors, voilà. La chaudrée aussi, c’est du pur bonheur !

As-tu un rêve culinaire ? Par exemple, un resto où tu souhaites aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

Mon fantasme... Apprendre à ­cuisiner pour vrai ! Lorsque je dis pour vrai, j’aimerais ça apprendre toutes les ­techniques de base, pour pouvoir ­ensuite être plus libre dans une cuisine, improviser et même créer un peu. Je refais bien, mais je voudrais être plus libre, faut que je trouve le temps de le faire, car ça me passionne.

Fromage préféré ?

Jean-François Breau
Photo courtoisie

St-Benoit. Pour moi, manger du fromage, c’est l’occasion de rester à table plus longtemps, de découvrir, de déguster, de prendre un bon vin en accompagnement et avoir de belles conversations avec mes amis ou la famille.

Son carnet d’adresses

♦ Tes restos préférés ?

Jean-François Breau
Photo courtoisie

Restaurant Le Caraquette, à Caraquet, pour son velouté de fruits de mer et son club sandwich au homard. Bon, il m’arrive de rêver de ces deux plats, faut absolument le découvrir si vous êtes dans le secteur !

♦ Resto préféré pour sortir en tête-à-tête ?

Jean-François Breau
Photo Véronique Harvey

Nos plus beaux soupers en tête-à-tête sont à la maison ! Sinon, au restaurant Portus 360 avec l’adorable Helena. J’ai eu l’occasion de faire une émission avec elle à Radio-Canada. Elle maîtrise les ­poissons avec maestria et moi, les poissons, j’en suis un amateur. Bref, la tête dans les étoiles, au Portus 360, pour un tête-à-tête, c’est parfait.

♦ Resto préféré pour tes sorties en groupe ?

Jean-François Breau
Photo courtoisie

Mikado à Montréal. C’est idéal, encore une fois pour le partage. Tu commandes un grand bateau et chacun pige dedans. C’est parfait !

♦ Boutique gourmande préférée ?

Pain pain à Granby, j’aime tout là-bas ! Adorables personnes, bons produits artisans, proche de chez moi. C’est parfait, aussi !

♦ Resto préféré à l’extérieur de Montréal ?

Restaurant déjeuner C’est Belge, à Granby

♦ Vin préféré ?

Espagnol, Grand Coronas. J’aime les vins de caractère, des vins qui ont de l’amplitude, comme un grand canapé confortable et durable. (Rire) J’aime aussi, le Brunello Terre Nere et le Castello Di Ama. Des vins italiens formidables.

♦ Les chouchous

Jean-François Breau
Photo courtoisie

L’huile d’olive de Judith Bérard, Olio Reserva. J’ai un gros gallon à la maison et l’on utilise que cette huile-là. C’est très bon et j’ai vu ces oliviers en Italie.

♦ Recette fétiche ?

Jean-François Breau
Photo Fotolia

Mes steaks ! Mais si c’était pour manger, je pense que ce serait le club sandwich au homard. Je me lèverais la nuit pour en manger !

♦ De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

De ma blonde ! (Rire) En fait, on est parfois un duo sur scène, mais en cuisine aussi.

♦ Gourmandise coupable ?

La poutine ET la tarte au sucre. Ça fait ­partie de ce que je suis. Gourmandises sucrées et salées. J’adore les deux et ces deux-là en particulier.

♦ Ton style de cuisine préférée ?

J’aime beaucoup la cuisine française ­délicate et la cuisine italienne. En Italie, tu manges juste des pâtes avec un filet d’huile d’olive et une feuille de basilic et ça goûte le ciel. En France, les pâtisseries... Ouf !