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Puni pour avoir chanté en auto

Il contestera une contravention de 149$

Moalla contravention SPVM
Photo Antoine Lacroix Taoufik Moalla entend contester une contravention de 149$ dont il dit avoir écopé pour avoir chanté dans son véhicule.

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À la fois étonné et choqué par l’attitude des policiers, un Montréalais entend contester vigoureusement une contravention de 149 $ dont il dit avoir écopé simplement pour avoir chanté dans son véhicule.

« J’ai simplement chanté le refrain d’une de mes chansons préférées et ils me reviennent avec un constat très cher. C’est certain que je vais contester ça », lance Taoufik Moalla, résident de l’arrondissement Saint-Laurent.

Le 27 septembre alors qu’on vivait un épisode de chaleur accablante, l’homme de 38 ans a décidé d’aller s’acheter des bouteilles d’eau.

C’est en route vers l’épicerie qu’il a été intercepté par des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), non loin de chez lui.

« Rien de mal »

« Ils m’ont fait arrêter sur le bord de la route, je ne comprenais pas pourquoi. Après, ils ont inspecté mon véhicule et constaté que j’étais seul. Ils m’ont demandé si j’avais crié et j’ai répondu que non, je chantais Everybody Dance Now, soutient M. Moalla. J’étais entraîné par la musique, mais je ne chantais pas très fort. »

Les policiers lui ont demandé de remettre son permis et les papiers d’enregistrement du véhicule.

Ils sont finalement revenus avec une amende de 149 $ pour avoir « crié sur le domaine public ».

Contestation

« Je ne faisais rien de mal ! Depuis quand chanter dans sa voiture est-il un crime ? Depuis quand ma voiture est-elle considérée comme le domaine public ? Si on suit cette logique, les gens qui célèbrent dans les rues après une victoire du Canadien devraient tous avoir des tickets », dénonce le père de famille, qui travaille dans une maison de retraite.

« Un des policiers m’a dit que c’était parce que je les avais dérangés avec mon “cri”. Je peux comprendre que les agents m’aient arrêté s’ils pensaient que je criais contre quelqu’un ou que je le menaçais. Mais une fois qu’ils ont vu que ce n’était pas le cas, ils auraient dû arrêter la procédure et me laisser aller. C’est un manque de jugement », poursuit Taoufik Moalla, déçu de la tournure des événements.

De son côté, le SPVM a indiqué qu’il « ne commente pas les constats à la pièce ».

« Si le citoyen se sent lésé par le constat émis, il peut procéder à sa contestation auprès de la Cour municipale », a ajouté le Service des communications du SPVM dans un courriel transmis au Journal.