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Jean Tremblay fait ses adieux à la vie publique

Il a tracé mercredi le bilan de ses 20 années à la tête de la municipalité de Saguenay

Le maire sortant de Saguenay était au Cercle de presse, mercredi. Il a rencontré la presse régionale pour faire le bilan de deux décennies passées à la mairie.
Photo Pierre-Alexandre Maltais Le maire sortant de Saguenay était au Cercle de presse, mercredi. Il a rencontré la presse régionale pour faire le bilan de deux décennies passées à la mairie.

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À un peu plus d’une semaine de l’élection qui déterminera son successeur, Jean Tremblay a rencontré la presse régionale, mercredi matin, pour un dernier survol de ses 20 années passées à la mairie de Saguenay.

« J’étais sincère quand je disais que deux mandats, c’était assez, mais j’ai appris que dans la vie, ça ne marche pas de même », a dit d’entrée de jeu celui qui aura finalement effectué cinq mandats comme maire de Saguenay, alors qu’il répétait à ses débuts en politique ne pas pouvoir s’accrocher au pouvoir.

C’est la fusion de la ville qui l’aura finalement poussé à continuer, puisque le travail à accomplir demeurait toujours là. « Je me disais “il faut que je complète, je ne peux pas partir comme ça” », a indiqué celui qui considère que beaucoup de travail reste à faire.

PROJETS

Concernant les projets qu’il aurait souhaité voir se concrétiser durant son règne, ceux de GNL, de BlackRock et d’Arianne Phosphate sont ceux auxquels il attache le plus d’importance.

« J’aurais aimé ça être là quand ça va se faire, mais je ne peux pas rester jusqu’à 85 ans. »

À propos de son caractère unique et de ses propos parfois durs envers des élus, des journalistes et aussi des citoyens, M. Tremblay a révélé que ses paroles n’entraient pas en conflit avec ses valeurs chrétiennes.

« Peux-tu avoir des paroles plus dures que celles du Christ quand il parlait à sa gang ? Il leur a-tu parlé dans face, lui ? Moi, c’est mon modèle », a-t-il dit, sourire en coin.

GHISLAIN HARVEY

Le dossier du contrat du directeur général de Promotion Saguenay Ghislain Harvey a également refait surface, alors que le maire s’est montré ouvert à ce que les contrats d’embauche de son bras droit soient dévoilés, à condition qu’un juge tranche en ce sens.

« Notre avocat nous dit qu’on n’a pas le droit de donner ça. Le tribunal n’a pas dit qu’on avait le droit, il nous retourne à la loi d’accès à l’information... Je ne suis pas sûr qu’on n’a pas le droit, que le tribunal nous le dise une fois pour toutes. Je souhaite que ce soit le cas, c’est de l’argent public. Qu’ils nous le disent... c’est pour ça qu’on a résisté », a expliqué Jean Tremblay.

LA PORTE RESTE OUVERTE

S’il quitte la politique municipale, Jean Tremblay ne fait pas une croix sur un possible saut au provincial ou au fédéral, même s’il compte prendre du recul au cours de la prochaine année et profiter de sa vie familiale.

« La seule chose que je pense, c’est que la politique, c’est moins probable... Mais même là, la politique, on ne sait jamais, on ne sait jamais... Pourquoi fermer les portes ? » a laissé planer le maire sortant.