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Une mystérieuse Longueuilloise fait fortune dans les bijoux haut de gamme à Paris

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Une mystérieuse Longueuilloise d’origine qui dit avoir changé d’identité pour renaître fait aujourd’hui fortune dans les bijoux haut de gamme à Paris et vend des pièces jusqu’à 3 millions $ l’unité.

La bijoutière parisienne Édéenne, née dans la Belle Province, est de passage cette semaine dans la métropole québécoise pour mousser sa collection de bijoux haut de gamme. Édéenne est le nom de joaillière qu’elle s’est donné. Elle n’a pas voulu donner son véritable nom.

Le pendentif L’Élue dévoile en transparence l’épée d’Excalibur, sans qu’aucun serti, aucune griffe ne soutienne la citrine de 125 carats.
Photo courtoisie
Le pendentif L’Élue dévoile en transparence l’épée d’Excalibur, sans qu’aucun serti, aucune griffe ne soutienne la citrine de 125 carats.

Elle est une des rares femmes à œuvrer dans ce milieu fermé de la haute joaillerie française gravitant autour de la Place Vendôme.

Dans une voûte sombre de l’ancien siège social de la Banque de Montréal, rue Saint-Jacques dans le Vieux-Montréal, elle nous a présenté hier sa collection de bijoux qui se détaillent entre 3000 $ et 3 millions $.

De riches particuliers de partout dans le monde ont accepté de prêter quelque 100 bijoux pour une exposition. Parmi les pièces à voir, un collier fait de rubis de Birmanie qui se vend 3 millions $ ou un collier de diamants, qui vaut un million d’euros. Un « hommage au Canada » qui décline les quatre saisons de son pays natal.

Histoire de l’art et divorce

L’histoire d’Édéenne n’est pas banale. Ancienne étudiante à l’UQAM et diplômée d’histoire de l’art, elle a travaillé pendant plusieurs années dans le domaine du cinéma et dans le commerce électronique. Ce n’est qu’à 45 ans, après avoir divorcé et s’être retrouvée ruinée, qu’elle a dit avoir découvert sa véritable vocation.

On aperçoit ici Édéenne qui conçoit des bijoux dans son atelier à Paris.
Photo courtoisie
On aperçoit ici Édéenne qui conçoit des bijoux dans son atelier à Paris.

Au cours d’une expédition de plongée dans le lac Majeur en Italie, elle soutient avoir eu une illumination sous l’eau. Elle a aperçu un arc-en-ciel alors que la lumière colorait les pierres du fond marin.

« J’ai su que je devais devenir joaillière. C’est un signe qu’on m’a envoyé », raconte-t-elle.

Peu connue au Québec, Édéenne a été décrite par l’ex-directeur Joaillerie de Christies à Genève comme l’une « des quatre femmes qui [...] ont marqué l’histoire [de la haute joaillerie] depuis 1900 », selon un communiqué. Elle a aussi été louangée par l’historienne de la joaillerie Vivienne Becker.

La présentation s’est faite en compagnie de Michèle Dionne, l’épouse de l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest. Lors d’une brève présentation, Édéenne a tenu à remercier notamment son amie pour son aide dans son succès.