/news/currentevents
Navigation

Poignardé au cœur pour une affaire de fille, sa mère livre un témoignage touchant

Poignardé au cœur pour une affaire de fille, sa mère livre un témoignage touchant
Photo d'archives, Pascal Girard

Coup d'oeil sur cet article

Il y a un an, jour pour jour, le 28 octobre 2016, à L’Île-des-Sœurs, une simple dispute entre jeunes a pris une tournure tragique. Un adolescent de 16 ans en a poignardé un autre à mort.

Il s’agissait du 17e meurtre de l’année sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La mère de la victime, dont la vie a été complètement bouleversée par le meurtre de son fils, a livré un témoignage émouvant à Jean-François Guérin dans le cadre de l’émission Le 9 Heures sur les ondes de LCN.

La dame, qui ne peut pas être identifiée en raison de l’âge de la victime, mais également en raison de l'âge de son assaillant, tous deux mineurs, a parlé de son fils, un adolescent jovial, intelligent, qui aimait la mode, la musique.

Le jeune homme, qui n’avait pas de problème de comportement, avait participé ce soir-là à une fête d’Halloween avec ses amis. «Je l’ai accompagné vers 20 h 30 et deux heures plus tard, quelqu’un est venu frapper chez moi pour me dire qu’il avait été poignardé», raconte la dame en entrevue.

Malgré les mois qui se sont écoulés depuis les événements tragiques, elle n’arrive pas à oublier.

«Ça me revient toujours en tête les cris de ce moment-là. Je ne voulais pas que ce soit vrai. Je criais “ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai”. Et après, je suis allée directement à l’hôpital. Quand le médecin est venu me voir, il ne m’a rien dit. C’était inimaginable. De voir ton fils deux heures avant vivant. Il m’a été arraché de façon brutale», témoigne-t-elle.

L’altercation entre les deux adolescents a éclaté pour une histoire de «fille». Un individu qui n’avait pas été invité à la fête s’y était présenté armé d’un couteau.

Poignardé au cœur

«(Mon fils) a été poignardé directement au cœur. C’est un crime injustifiable», ajoute sa maman.

La femme a quitté l’Albanie, son pays natal avec son conjoint et son enfant unique, pour fuir la violence. Elle croyait trouver la paix au Canada, malheureusement elle y aura perdu son fils.

Depuis les événements, sa vie a été chamboulée. Son couple n’a pas survécu à la perte de son enfant unique.

«Depuis ce moment, je vis seule, la douleur était tellement forte qu’on ne pouvait pas maintenir notre couple. J’ai vu un psychiatre, un psychologue, j’ai cessé de travailler. Le père aussi vit ça très durement. Ses amis aussi sont affectés. Celui qui a tenté d’arrêter le sang fait encore des cauchemars, il est devenu silencieux, il ne parle pas, a abandonné l’école», détaille-t-elle.

Tout le réseau social autour de la victime a été cruellement touché.

Elle souhaite que le départ de son garçon serve à quelque chose. Elle espère que les jeunes n’utilisent plus la violence pour régler leurs comptes.

Un événement est d’ailleurs organisé aujourd’hui à l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, que fréquentait la victime.

Une plaque commémorative y sera apposée en souvenir du garçon.