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Que faire devant un choix important?

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Chaque jour, on prendrait en moyenne soixante-dix décisions. Certains choix se font en quelques secondes, on n’hésite pas. Pour les choix plus importants, parfois, on laisse traîner, on réfléchit, on est perplexe, on pèse le pour et le contre, on « agonise » sur le sujet sans arriver à se brancher. Pourquoi ? Comment s’en sortir ?

Une bonne décision ? En fait, une « bonne décision importante », ça n’existe pas. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut prédire le futur et qu’on ne connaîtra jamais ce qu’on délaisse. Donc, lorsqu’on choisit, par exemple, d’aller vivre dans un nouveau lieu, de changer de quartier, on prend une chance que ce soit mieux, mais on ne peut pas en être certain. Les grands choix de vie nous mènent vers l’inconnu. Dieu ou Netflix ne créeront pas un film de nos deux choix possibles pour faciliter notre décision, rappelle la philosophe Ruth Chang.

Les choix difficiles. Quand on prend facilement une décision, c’est que les avantages d’un choix sont clairs. Vous imaginez deux colonnes d’avantages et d’inconvénients, le résultat est limpide, votre choix est aisé. C’est difficile quand les avantages et les inconvénients se répartissent à peu près également et que c’est, en réalité, une question de valeurs : Édouard est artiste, mais on lui offre un emploi stable, il hésite entre la sécurité et le défi perpétuel. Rien n’est absolument mieux, il devra choisir selon ce que son cœur lui dicte.

On se pense stupide. Devant un dilemme cornélien, on se sent généralement un peu nul (ou nulle), on s’accuse de ne pas avoir de jugement, de ne pas être perspicace, d’être une personne hésitante, de... On peut donc en premier lieu demander à cette petite voix critiqueuse de prendre une pause. Ensuite, il faut réaliser deux choses : 1. Le temps n’est peut-être pas venu de prendre une décision ; 2. Il faudra voir en soi-même ce qu’on désire vraiment.

Les conseils. Dans ces périodes d’hésitation, on est porté à parler à nos proches de nos questionnements et de nos doutes, car on souhaite s’en libérer et trouver rapidement une solution. Le problème est que les gens, aussi gentils et aimants soient-ils, nous donnent des conseils qui seraient valables pour eux, mais qui ne sont pas nécessairement les bons pour nous. En accumulant de nouvelles suggestions, on finit par complexifier le problème. Se taire est parfois plus efficace.

Des questions aidantes. On peut tout de même en parler à des personnes qui essaieront juste de nous remettre en piste en nous posant des questions pour nous aider à réfléchir.

La nervosité ou l’anxiété. Devant un grand choix de vie, on est assailli par la nervosité, ce qui peut obscurcir le jugement. On dramatise une situation. On imagine le pire. On devient rêveur impénitent, on ne tient plus compte de la réalité. Dans ces périodes, il vaut mieux adopter un style de vie calme. À moyen terme, cela aide à faire ses propres choix.

Entendre ses émotions. Face à une décision importante, on arrive tôt ou tard au constat qu’il vaut mieux écouter son intuition, ses émotions, son vécu intérieur, etc. C’est une part de la réalité : nos feelings comptent pour beaucoup. À l’idée de prendre cette décision, comment vous sentez-vous ? Bien sûr, une certaine peur ou crainte est probable, mais derrière, est-ce que votre imagination vous entraîne vers quelque chose d’inspirant ?

La première idée du matin. Un truc pour voir plus clair consiste à porter attention à sa petite voix du matin, la première à la suite du réveil. Elle ne dure que dix minutes, paraît-il. On essaiera.

Ce n’est pas facile, pourtant un jour le ciel s’éclaire. On a tous en mémoire des périodes de notre vie où tout semblait stagner à cause d’une décision suspendue. Quelques mois ou années plus tard, on réalise que notre hésitation était normale. On n’avait pas toutes les informations. Avec de la patience et du calme, on en vient à faire des choix qui nous appartiennent. Sont-ils les bons ? On ne le saura jamais, mais ce n’est pas très important. Ce qui compte, c’est d’aller vers ce qui nous correspond autant que faire se peut.