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Le bio un marché en forte croissance

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Le marché de l’alimentation biologique a explosé au cours des dernières années. Nombreuses sont les raisons pour lesquelles les consommateurs se tournent vers les aliments biologiques : une meilleure santé, diminuer son empreinte écologique ou encore le bien-être des animaux. Cette semaine, on fait le point sur l’alimentation biologique.

Appellations et logos

Malgré des appellations comme « biologique », « organique » ou « écologique », il faut valider la fiabilité de l’appellation. Au Québec, 6 organismes de certification sont accrédités par le CARTV (Conseil des appellations réservées et des termes valorisants) : Ecocert Canada, Letis S.A, Québec-Vrai, Pro-Cert Organic, QAI inc. et TCO Cert.

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Comme l’usage de la mention « biologique » est strictement réservé aux produits agroalimentaires dont la totalité (ou une partie) des ingrédients provient de l’agriculture ou de l’élevage biologiques, les consommateurs doivent s’assurer qu’un produit qui porte cette mention est authentique. Le CARTV recommande de rechercher la mention « certifié par » suivi du nom d’un organisme de certification, en plus de vérifier si cet organisme est bel et bien accrédité par le CARTV. La présence du logo « Bio Québec » est une autre façon simple de s’assurer que le produit en question est homologué par le CARTV.

Pour les produits qui proviennent de l’extérieur du Québec, le consommateur doit s’assurer que l’organisme d’accréditation est agréé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), le pendant fédéral du CARTV.

L’agriculture biologique valorise plutôt

L’alimentation biologique s’inscrit dans l’alimentation durable, laquelle minimise les impacts négatifs des aliments sur l’environnement, tout en favorisant la sécurité des populations présentes et futures. Pour porter la mention « biologique », elle est soumise à plusieurs règles.

L’agriculture biologique interdit l’usage :

  • de pesticides et d’herbicides chimiques
  • de fertilisants de synthèse et de boues d’épuration
  • de semences issues d’OGM

L’agriculture biologique valorise plutôt :

  • le désherbage de façon mécanique ou thermique
  • le renforcement des sols (la rotation des cultures, l’usage d’engrais naturels et l’épandage de matières organiques compostées)
  • l’emploi de semences originales

L’élevage biologique interdit :

  • l’usage d’antibiotiques et d’hormones de croissance
  • l’usage de farine animale dans la diète
  • la surpopulation animale dans les bâtiments fermés

L’élevage biologique valorise plutôt :

  • les thérapies alternatives ou le retrait de l’animal si l’usage d’antibiotiques est nécessaire
  • une diète biologique
  • des conditions de vie décentes (air frais, lumière et espace)

Les produits transformés biologiques sont exempts :

  • de colorants chimiques, d’additifs de synthèse et d’arômes artificiels
  • d’agents de conservation
  • d’irradiation (pour la conservation)

L’alimentation biologique, un meilleur choix pour la santé ?

Les avantages de l’agriculture biologique pour l’environnement sont bien établis alors que les bénéfices pour la santé sont mitigés. Si certaines études montrent un léger avantage pour certaines vitamines et certains antioxydants, les données ne sont que rarement statistiquement significatives. Encourager la consommation de produits biologiques pour sa santé ne recueille donc pas suffisamment d’évidences scientifiques.

Réduisons notre consommation de pesticides

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Quelques conseils pour réduire son exposition :

  • Acheter local (les fruits et légumes locaux contiennent moins de résidus de pesticides que ceux importés)
  • Acheter biologique les aliments inscrits dans la liste des 12 végétaux les plus contaminés (ci-bas)
  • Rincer abondamment à l’eau fraîche les fruits et les légumes
  • Brosser les légumes comme les pommes de terre
  • Retirer la pelure

Un mot sur les pesticides

La réglementation de Santé Canada assure que le contenu en pesticides des aliments ne dépasse pas le seuil tolérable pour la santé. Les normes ont toutefois été établies il y a des dizaines d’années et elles pourraient être désuètes. On ne tient pas compte de l’effet cumulatif de la consommation de plusieurs pesticides dans une journée. De plus, l’industrie utilise dorénavant des mélanges de pesticides qui pourraient avoir des effets synergiques plus importants. Bien que les risques sur la santé de la population générale ne soient pas clairs, les risques pour les agriculteurs, exposés à de fortes doses de pesticides, sont bien présents. Les agriculteurs et leur famille seraient plus à risque de souffrir de divers problèmes de santé comme le cancer, les maladies pulmonaires ou la maladie de Parkinson.

Les 12 végétaux les plus contaminés

Depuis 2004, l’organisme américain Environmental Working Group (EWG) publie annuellement sa liste des fruits et légumes les plus contaminés. On peut s’y référer puisque l’on retrouve en épicerie beaucoup de produits des États-Unis, principalement en hiver.

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  1. Fraise
  2. Épinard
  3. Nectarine
  4. Pomme
  5. Pêche
  6. Poire
  7. Cerise
  8. Raisin
  9. Céleri
  10. Tomate
  11. Poivron
  12. Pomme de terre

Conclusion

D’un point de vue strictement nutritionnel, il n’a pas encore été établi scientifiquement que la consommation d’aliments biologiques a un impact positif sur la santé des individus. Quant à la présence de contaminants ou de pesticides, même les aliments biologiques peuvent être « contaminés » de manière indirecte selon la localisation de la ferme ou des champs de culture. De façon générale, il est donc préférable d’opter pour une alimentation saine et variée. Cependant, étant donné ses avantages importants pour ce qui est de l’aspect écologique, les produits biologiques demeurent une option de choix.