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Bélair et Lévesque s’amusent à Las Vegas

Les deux golfeurs dans les Ligues majeures de putting

DM coupe canada-06
Photo d’archives Véritable technicien sur les verts du Québec, le professionnel Dave Lévesque tente cette semaine de dompter les verts synthétiques des Ligues majeures de putting, à Las Vegas.

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En plein Championnat mondial de golf miniature à Las Vegas, les Québécois font bonne figure.

Christophe Bélair et Dave Lévesque ont fait leurs premiers pas sur le parcours de mini-putt des Ligues majeures de putting (MSOP) érigé dans le stationnement de l’hôtel Planet Hollywood.

Exit le traditionnel mini-putt de quartier avec les rampes et les totems. Les bonzes du MSOP ont osé et innové en misant sur un spectacle sortant de l’ordinaire, plus grand que nature. C’est nul autre que Jack Nicklaus qui a dessiné le parcours occupant une superficie de 20 000 pieds carrés, à quelques pas des lumières enivrantes de la « Strip ».

« L’aménagement est incroyable. C’est un véritable parcours de championnat », a décrit le professionnel québécois duChâteau-Bromont Dave Lévesque, en entrevue téléphonique avec Le Journal avant le début de son second tournoi, lundi.

« Aucun trou ne ressemble aux autres, a-t-il ajouté, excité par l’expérience. La surface ressemble à un véritable vert. La vitesse s’approche des 12 pieds sur le stimpmeter. Les lignes varient et il faut vraiment avoir la bonne force. Il y a des endroits où il n’y a aucune marge d’erreur. »

Celui-ci a pris le 14e rang du tournoi Turbo 2, dimanche en fin de soirée. Son compatriote a pris le huitième rang. Lundi, ils ont disputé les premières rondes du tournoi regroupant des professionnels. Le Canadien Graham DeLaet, qui joue sur le circuit de la PGA, y participe en compagnie de quelques autres surdoués.

Les 18 trous du parcours sont des normales deux. Aucun roulé n’est concédé. Ceux de trois à quatre pieds testent inévitablement les nerfs et la dextérité. Ils peuvent être néfastes pour une carte de pointage. Bélair et Lévesque ont néanmoins réussi à s’adapter rapidement.

Calibre relevé

« Je suis plus nerveux au début. Trois trous ne sont vraiment pas évidents. Je peux commencer à respirer après le sixième trou. Je me démarque surtout sur le neuf de retour, a raconté Bélair, professionnel du Versant, à Terrebonne. Les distractions sont nombreuses. Le commentateur, la musique, les ombres et les spectateurs sur le party en fin de soirée. Il faut rester patient. »

Les Québécois ont aussi noté que le calibre de jeu est très relevé. Le champion du grand tournoi par coup, Taylor Montgomery, un vétéran des Rebels de l’Université du Nevada, a retranché 28 coups à la normale. Ils ont aussi côtoyé les vedettes du sport nommé le « putt-putt » aux États-Unis. Quelques-uns des meilleurs fers droits ont convergé vers le Nevada.

Bélair et Lévesque ne baissent pas les yeux. Ils savent qu’ils peuvent s’y signaler et empocher de bonnes bourses, alors que plusieurs millions de dollars sont en jeu.