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Leur camionnette «attaquée» par un orignal

Leur camionnette «attaquée» par un orignal
Capture d'écran, Youtube

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Un guide de chasse et son client ont vu un orignal de près dans les Hautes-Laurentides le 11 octobre. L’immense bête a frappé leur camionnette pendant quelques minutes avec ses bois.

Alors qu’ils étaient stationnés sur le site de la pourvoirie Fer à cheval, entre Parent et Mont-Laurier en Haute-Mauricie, le guide Éric Gill et son client Martin Trottier ont été surpris par un mâle d’environ 18 mois à la recherche d’affection.

«Ça vaut un paquet de bucks tués»

La scène a duré une vingtaine de minutes au total. D’abord hésitant à sortir son téléphone cellulaire, de peur d’effrayer l’animal, Martin Trottier, s’est finalement exécuté lorsqu’il a constaté son insistance à frapper ses bois contre le véhicule.

«J’ai voulu filmer pour montrer à mes amis ce qui se passait. C’est assez exceptionnel. Le plaisir qu’on a eu à jouer avec cet orignal-là, ça vaut un paquet de bucks tués», suggère-t-il.

En dix ans de chasse, c’était la première fois que M. Trottier apercevait un orignal d’aussi près. Il s’est approché à environ un mètre de lui. La camionnette a subi quelques dommages, majoritairement des égratignures.

«Il arrive que nous retrouvions du poil d’orignal sur nos véhicules, mais il est rare qu’ils s’approchent alors qu’il y a des gens à l’intérieur. Ce jeune mâle avait les hormones dans le tapis. Il se cherchait une douce moitié», explique le propriétaire de la pourvoirie, François Thouin.

Après avoir sommé l’orignal de laisser le véhicule tranquille et d’aller plus loin pendant quelques minutes, la bête a fini par obtempérer. Les deux chasseurs auraient pu sortir leur arme et l’abattre, le règlement du ministère le leur permettant. La pourvoirie défend toutefois que l’on abatte des animaux de cet âge sur son territoire.

«C’est une règle stricte chez nous. On n’a pas le droit d’abattre des orignaux qui ne sont pas matures. On peut s’amuser avec eux, se pratiquer à caller, ils sont beaux à voir. On doit toutefois les garder pour les prochaines années», ajoute M. Thouin.

Le propriétaire a revu l’orignal quelques jours plus tard, alors qu’il se promenait dans le secteur. Il l’a appelé et la bête s’est approchée à moins de dix mètres. Le chasseur et l’animal se sont échangé un regard, puis ils sont partis chacun dans leur direction.

«Il ne représentait pas un danger pour les chasseurs, il était vulnérable. C’est un orignal qui a les hormones dans le tapis et qui cherche à s’accoupler», explique-t-il.

La pourvoirie Fer à cheval occupe une superficie de 238 kilomètres carrés dans la zone de chasse 14, à environ 200 kilomètres au nord de Montréal.