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Ski acrobatique: «Ça prend plus d'argent», dit Mikaël Kingsbury

2017 FIS Freestyle World Cup Deer Valley - Day 3
AFP Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury

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MONTRÉAL | Certains skieurs acrobatiques québécois occupent peut-être bien la première place sur le podium mondial depuis une décennie, mais la tendance pourrait prendre fin si le financement continue de manquer à l’appel.

C’est à la Place Forzani de Laval que Ski Québec alpin tenait son 23e gala de la Rencontre au sommet, mercredi, pour encourager le développement du talent d’ici. Un événement de financement d’une importance capitale pour les athlètes de chez nous.

C'est quand on établit des comparaisons avec les grandes puissances européennes qu'un tel événement prend tout son sens. Mikaël Kingsbury, qui domine lui-même les compétitions mondiales de bosses depuis plusieurs années, est le premier à bien vouloir tracer un portait de la situation.

«Nous autres, on est comme Moneyball, a-t-il dit. Nous sommes les A's d'Oakland! En fait non, peut-être pas [...] mais on a beaucoup, beaucoup de talent!»

«C'est plate à dire, mais oui, le sport n'a pas assez d'argent, a poursuivi Kingsbury. Ça prend plus d'argent. Avec plus d'argent, bien, on peut développer encore plus de talents. Puis, on peut être encore plus forts.»

Et pourtant, l’équipe canadienne de ski acrobatique, une équipe constituée de nombreux Québécois et Québécoises, occupe depuis plus de 10 ans le premier rang mondial.

«En général, au Québec, dans tous les domaines, on fait beaucoup avec peu. Dans le cinéma, c'est la même chose. Le talent de tout le personnel cinématographique québécois est reconnu partout. On réussit toujours à faire beaucoup de choses avec peu», a pour sa part lancé Jean-Luc Brassard, qui a lui-même connu une brillante carrière qui s’est déployée sur 12 ans.

«On est dans un sport où il n'y a pas beaucoup d'argent, a corroboré Valérie Grenier, qui fait partie quant à elle de l'équipe canadienne de ski alpin depuis 2015. C'est triste, mais c'est comme ça. Les gens ne regardent pas tant le ski, comparativement au hockey et à des trucs comme ça. C'est dommage, mais c'est grâce à des événements comme la Rencontre au sommet que la Fédération peut nous encourager.»