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Ryan Poehling joue avec ses frères jumeaux Nick et Jack à l’université

Repêché par le Canadien en juin dernier, Ryan Poehling (derrière à gauche)
joue avec ses frères Nick (assis) et
Jack depuis qu’ils sont tout jeunes.
Photo COURTOISIE Maddie MacFarlane Repêché par le Canadien en juin dernier, Ryan Poehling (derrière à gauche) joue avec ses frères Nick (assis) et Jack depuis qu’ils sont tout jeunes.

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St. CLOUD, Minnesota | Il y a trois joueurs avec le nom de Poehling dans le dos. Ils portent les numéros 3, 7 et 11. Ryan Poehling, le choix de premier tour du Canadien au dernier repêchage à Chicago, partage depuis l’an dernier le même vestiaire que ses frères jumeaux, Jack et Nick, avec les Huskies de St. Cloud State.

Pour Ryan, le plus jeune des trois frangins, cette histoire n’a rien d’extraordinaire. C’est une simple continuation de son enfance à Lakeville, au Minnesota.

«Depuis que j’ai trois, quatre ou cinq ans, j’ai toujours cherché à imiter Jack et Nick, a dit Ryan en entrevue au Journal de Montréal avant un entraînement au Herb Brooks National Hockey Centre. Ils sont plus vieux de deux ans et demi. C’est un instinct naturel pour un petit frère, tu regardes tes grands frères.

«S’ils jouaient au hockey, au baseball ou au football dehors, je voulais qu’ils me fassent une place, a-t-il continué. Je n’acceptais pas qu’ils jouent uniquement avec leurs amis du même âge. Pour gagner ma place, je devais travailler plus fort pour être à leur niveau. J’ai toujours eu cette mentalité. Pour moi, c’était une question de survie.»

Suivre les plus grands

Nick se souvient très bien de l’époque où Ryan insistait pour suivre ses grands frères.

«Ryan était le petit frère qui ne partait jamais, a rappelé Nick, qui porte le numéro 7 avec les Huskies. Il s’accrochait à nous et à nos amis. Il se sentait bien dans un environnement avec des plus âgés. Il pouvait aussi suivre en raison de son grand talent. Au secondaire, il était un des meilleurs joueurs même s’il était deux ou trois ans plus jeune que les autres. Et je peux dire que c’était la même chose au baseball.»

À sa saison recrue l’an dernier dans la NCAA avec les Huskies, Ryan se retrouvait dans un environnement familier. À 17 ans seulement, il jouait contre des joueurs bien plus vieux que lui.

«Il a fait son chemin sans être trop intimidé même s’il était le plus jeune joueur de toute la NCAA, a expliqué Bob Motzko, l’entraîneur en chef des Huskies de St. Cloud. Pour lui, ce n’était rien de trop nouveau. Il faut du caractère pour suivre le rythme contre des plus vieux et Ryan n’en manque pas. Il est plus jeune de près de trois ans que ses frères, mais je les surnomme quand même les triplés. Je ne vois pas de différence entre Ryan et les jumeaux.»

Âgés de 21 ans, Nick et Jack Poehling n’ont jamais été repêchés dans la LNH. S’ils caressent le rêve d’une carrière chez les professionnels, ils vivent aussi pleinement leurs jours comme coéquipiers au sein de l’un des bons programmes de la NCAA.

«C’est magique pour nous, mais aussi pour nos parents qui ont fait d’immenses sacrifices pour nous, a mentionné Jack. Maintenant, ils peuvent voir trois de leurs quatre fils dans le même édifice. Il reste juste à trouver une façon pour aller voir les matchs de Luke, le plus jeune des quatre.»

«Oui, c’est spécial, a renchéri Nick. C’est parfois difficile de l’imaginer. Nous répondons souvent à cette question sur le fait que nous sommes trois frères au sein de la même équipe. Mais pour nous, c’est l’histoire de notre vie. Nous le réalisons qu’il s’agit d’un moment unique et qu’un jour, nos chemins se sépareront.»

Dans la même maison

Sur le campus de l’Université St. Cloud, où il y a 15 000 étudiants pour une ville de 65 000 habitants, les frères Poehling vivent ensemble.

«Nous sommes six gars à habiter dans un duplex, trois de chaque côté, a précisé Ryan. Il y a Jack, Nick et moi ainsi que deux coéquipiers (Jack Ahcan et Jake Wahlin) et Matt Berger, un des responsables de l’équipement.»

«Ryan est un fou du ménage, a renchéri Nick en souriant. Il s’assure toujours que notre maison reste impeccable. Mais il ne touche presque jamais à la cuisine. Il nous regarde et il fait semblant de nous aider.»

Pour le reste du temps à l’extérieur de l’aréna, la vie ressemble à celle d’un étudiant à l’université. Il y a les devoirs, les périodes d’études, mais aussi les activités.

«À St. Cloud, c’est assez tranquille, a rappelé Ryan. J’aime rester à la maison et je joue à FIFA au PlayStation. Le mardi, je vais souvent au cinéma. Il y a aussi des soirées où nous jouons au bowling.»

Jack et Nick, deux ailiers, ont aussi de bons chiffres avec respectivement 5 points (4 buts, 1 passe) et 4 points (4 buts) après cinq rencontres.