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7 choses à savoir sur notre psychologie d’électeur

VOTACIN
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Irons-nous voter ou pas ? C’est chaque fois une question phare des élections municipales.

Une autre est : comment votons-nous, avec notre raison ou avec nos sentiments ?

Allons voir ce qui peut nous décider à voter ou pas, puis à choisir un camp ou l’autre.

1. On ne vote pas seul. On pourrait penser que nos idées politiques proviennent de notre réflexion, mais elles proviennent plutôt de l’influence de notre milieu et prennent particulièrement racine dans notre enfance. Nos choix politiques sont souvent calqués sur ceux de la famille, des amis (notre « gang »), d’un enseignant ou professeur qu’on admirait, etc.

2. L’habitude. Nous sommes des êtres d’habitude et c’est visible en politique. Pour la plupart, nous votons « du même bord » que lors de notre premier vote. C’est un phénomène d’économie psychique qui nous ferait agir ainsi. On a été guidé vers un type de formation ou on a fait l’effort d’y penser pour les premiers votes, on ne va pas recommencer à chaque élection ! Seuls les candidats changent.

3. Ce qui nous ressemble. Il reste que dans la question de la psychologie des élections, le candidat qui nous est le plus familier pourrait bien obtenir notre vote. On va vers ceux qui nous ressemblent, ceux avec qui on se sent à l’aise de s’associer.

4. Les jeunes. La politique municipale n’attire pas les jeunes, c’est connu. Une partie du problème sera réglée le jour où on votera électroniquement, mais il existe d’autres raisons. Premièrement, les élus municipaux sont souvent vieux. Les deux tiers des maires ont plus de 55 ans cette année. Or, les jeunes aiment aussi ce qui leur est familier. Deuxièmement, les responsabilités municipales apparentes sont ennuyeuses pour la jeunesse : voirie, déchets, taxes, etc. C’est une politique du quotidien et quoi de plus « plate » quand on a la vie devant soi.*

5. Consciencieux, s’il fait beau. C’est connu, s’il fait beau temps le jour du vote, nous irons voter en plus grand nombre. S’il pleut ou s’il fait froid, davantage de gens resteront à la maison.

6. Haïr est plus fort qu’aimer­­­. Quand on aime bien deux candidats, on serait moins tenté de se déplacer pour aller voter, affirme Jon A. Krosnick, psychologue et professeur aux États-Unis, dans un article de Zaria Gorvett. C’est normal puisque, quel que soit le gagnant, on ne sera pas déçu. Autre possibilité : on est assez fortement en faveur d’un candidat. Encore là, affirme le professeur, on pourrait être tenté de rester à la maison. Le plus efficace, quand il est question de participation, est de haïr un candidat, car il devient très motivant d’aller voter pour l’autre.

7. Le biais négatif. J’ai toujours un frisson quand j’entends de grosses bassesses sur un candidat, mais il paraît que c’est efficace pour gagner des élections : on embarquerait aisément dans cette haine pour l’autre. On retient davantage les critiques, les méchancetés, et, surtout, on se laisserait facilement influencer par ces dernières.

* Le Devoir, Isabelle Porter, «Le conseil municipal, un club de l’âge d’or?» et Vice, Justine de l’Église, «Pourquoi les jeunes s’en sacrent de la politique municipale, selon des experts».

D’autres petites idées

On peut prendre cela avec un grain de sel, mais voici quelques petites choses lues sur internet :

  • Les électeurs heureux ont tendance à réélire le candidat sortant
  • Accomplir son devoir de citoyen en votant augmenterait notre taux de bonheur (surtout si notre ­candidat gagne).
  • Quand on perd ses élections, on est triste, mais seulement une semaine.
  • Nos proches militants feraient bien d’essayer de nous influencer quelques jours avant la date du vote, car ça pourrait marcher.
  • Quand on commence à sortir avec quelqu’un, il importe de connaître rapidement ses opinions ou ses non-opinions politiques avant de s’engager, car les couples qui durent sont dans le même camp à 73 %. C’est un chiffre français, mais on peut s’en inspirer.