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La ville flambant neuve

Même en avion, on peut voir que Phoenix, ville récente, a été érigée selon un plan strictement géométrique et linéaire. L’essentiel de ce que vous voyez n’a pas 25 ans. L’essor économique n’en finit plus. La population augmente spectaculairement à chaque décennie.
Photo courtoisie, Gilles Proulx Même en avion, on peut voir que Phoenix, ville récente, a été érigée selon un plan strictement géométrique et linéaire. L’essentiel de ce que vous voyez n’a pas 25 ans. L’essor économique n’en finit plus. La population augmente spectaculairement à chaque décennie.

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Du haut des airs, il est facile de constater que Phoenix est opulente. Tout y semble flambant neuf. La ville date de la fin du 19e siècle, mais, en 1940 encore, il n’y avait pas beaucoup plus que 60 000 habitants ; maintenant, il y en a 1,5 million ! En 70 ans, une municipalité de la taille de Sainte-Thérèse-de-Blainville est devenue presque aussi peuplée que Montréal ! La clef de cette explosion démographique, c’est la Deuxième Guerre mondiale. Depuis, l’industrie de l’armement et de l’aérospatiale est restée ; le climat sec se prête bien aux tests d’équipement et de prototypes.

Si vous avez cinq millions de dollars dont vous ne savez quoi faire, pourquoi ne pas acheter une maison comme celle-ci ? À Phoenix, ce genre de demeure est presque la norme sur de vastes espaces.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Si vous avez cinq millions de dollars dont vous ne savez quoi faire, pourquoi ne pas acheter une maison comme celle-ci ? À Phoenix, ce genre de demeure est presque la norme sur de vastes espaces.

 

 

La capitale de l’Arizona est beaucoup trop chaude pour un club de hockey, surtout que la population se moque pas mal de ce sport, auquel elle préfère le trio baseball/football/basketball. Impossible, pour nous Québécois, de ne pas songer à la Vieille Capitale et à son désir d’une équipe professionnelle, en visitant ce qui est peut-être le lieu du monde où il y a le plus de terrains de golf.

L’avantage, c’est que le joueur de hockey dont l’équipe est éliminée n’a pas besoin d’aller loin pour assouvir son goût de gazon vert et de petite balle blanche.

 Même quand Phoenix n’avait pas encore 100 000 habitants, c’était la capitale de l’Arizona, de là la présence du « vieux » Capitole de l’État de l’Arizona, qui date de 1900.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Même quand Phoenix n’avait pas encore 100 000 habitants, c’était la capitale de l’Arizona, de là la présence du « vieux » Capitole de l’État de l’Arizona, qui date de 1900.

 

L’inconvénient, c’est que les quelque 300 gigantesques terrains de golf de l’Arizona surconsomment des quantités effroyables d’eau dans un coin de pays desséché avec 300 jours d’ensoleillement et un mercure frôlant souvent les 38 degrés Celcius.

Le problème, c’est que la culture locale valorise tellement ce passe-temps, le golf, qu’on aurait du mal à s’en passer.

Cette statue ne représente pas un ange, mais Niké, la déesse ailée de la victoire. Il a fallu souvent le restaurer parce que les cow-boys ivres ­s’amusaient à tirer dessus… Ce qui en dit long sur la culture locale.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Cette statue ne représente pas un ange, mais Niké, la déesse ailée de la victoire. Il a fallu souvent le restaurer parce que les cow-boys ivres ­s’amusaient à tirer dessus… Ce qui en dit long sur la culture locale.

 

Parlant de sécheresse, de nombreux Québécois souffrant de rhumatisme viennent ici trouver un répit salutaire. Dans ses vieux jours, le lutteur « Mad Dog » Vachon vivait à Phoenix. Quant à mon ami Gérard Latulipe, l’ancien ministre de la Sécurité publique de Robert Bourassa, il a choisi ce paradis et sa chaleur bénéfique pour sa retraite.