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Réagissez au lieu de perdre confiance

Vous pourrez découvrir dans ce texte certaines techniques qui peuvent faire toute la différence pour déjouer de gros <i>bucks</i> comme ceux-ci.
Photo courtoisie Vous pourrez découvrir dans ce texte certaines techniques qui peuvent faire toute la différence pour déjouer de gros bucks comme ceux-ci.

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Depuis très tôt ce matin, vous êtes peut-être dans une cache ou en train de faire de la chasse fine comme plus de 140 000 autres adeptes de cerf de Virginie.

Cette matinée tant attendue marque le début de la période de prélèvement avec arme à feu dans plusieurs secteurs. Elle durera de 13 à 15 jours dans plusieurs zones achalandées.

Au moment de lire ces lignes, si vous faites partie des 23 % (en moyenne) qui ont récolté un buck au cours de la saison ou des 38 % (environ) qui ont déjoué un chevreuil tous sexes confondus, je vous félicite. Si ce n’est pas déjà le cas, il ne faut pas commencer à vous morfondre parce que vous n’avez rien vu, et ce, même si vous avez entendu quelques coups de feu à proximité.

Chance

À la chasse au cerf, il se peut que vous soyez veinard même si vous avez commis certaines erreurs. Il faut comprendre que les mâles deviennent parfois beaucoup moins vigilants, voire quasi insouciants, lorsqu’ils perçoivent les effluves d’une femelle prête à passer à l’acte sexuel. Les biches sont aussi quelques fois moins sur leur garde quand un prétendant ne cesse de les importuner.

Sachez et retenez que dans des conditions normales, le facteur chance diminue de façon exponentielle.

Lors d’une discussion avec Alexandre Pépin, de l’équipe ProXpédition, ce pro de chasse a soulevé plusieurs points forts intéressants pouvant expliquer nos insuccès, mais surtout, comment y remédier. Voici l’essentiel de ses propos.

À éviter

Si aucun cervidé n’est venu à proximité de tir, c’est peut-être qu’au moment où vous y étiez, eux étaient ailleurs. Ils peuvent s’être approchés tout près, mais ils étaient cachés par le couvert forestier. Ça, ce sont deux raisons totalement hors de votre contrôle.

À l’opposé, il y a des possibilités que vous soyez l’auteur de vos propres malheurs. Par exemple, vous êtes-vous rendus à votre site même si le vent transportait vos odeurs vers le gibier ? Avez-vous installé un deuxième spot à l’abri du vent au cas où le premier serait positionné à mauvais vent à une période donnée? Avez-vous pris le temps de nettoyer un sentier qui se rend à votre cache en vous assurant qu’il ne traverse surtout pas une trail de chevreuils ? Les cerfs demeurent souvent en place lorsqu’un randonneur marche, mais ils se sauvent rapidement quand on tente une approche furtive. Vous êtes-vous rendu à votre spot comme l’aurait fait un prédateur qui tente de ne pas faire de bruit ? Avez-vous aspergé vos bottes d’urine naturelle Purine de jeune mâle pour cacher vos odeurs et donner l’impression qu’il s’agit d’un nouveau prétendant dans le secteur ?

À favoriser

La première chose à prioriser est de passer vos journées complètes dans le bois. À ce temps de l’année, les bucks se déplacent à n’importe quel moment du jour et de la nuit. Ce n’est pas dans votre campement que vous risquez d’apercevoir un gros spécimen.

Quand vous vous installez dans votre cache, prenez le temps nécessaire pour assurer votre confort. Trop de nemrods trahissent leur position en bougeant beaucoup trop souvent.

Si vous devez vous délier les jambes, au lieu de vous rendre à votre véhicule ou à votre camp, prenez quelques instants pour tenter de localiser des signes frais trahissant leur présence. Vous pourriez alors trouver un nouveau site prometteur.

Au bout de quelques jours, s’il n’y a vraiment pas d’action, recherchez les endroits fréquentés par plusieurs femelles. Repérez leur sentier majeur de déplacement et cachez-vous en retrait, car les mâles risquent de les suivre. Comme le dit Alexandre, « vaut mieux essayer quelque chose plutôt que rester à ne rien faire ».

Prenez de l’urine de femelle et ajoutez-y de l’œstrogène pour donner l’impression aux bêtes visées qu’il y a une biche en chaleur dans le secteur. Servez-vous de ce mélange pour faire une ligne d’odeur le long d’une lisière de bois que les chevreuils empruntent pour voyager. Vous pouvez aussi en verser dans un grattage ou sous vos bottes lors de vos allées et venues.

Tentez de trouver un beau gros grattage. À ce temps-ci, les mâles matures affirment leur dominance et font sentir leur présence en les rafraîchissant et en faisant des lignes de frottage sur leur route de déplacement. Repérez plusieurs frottages en ligne signifie donc une voie de transition d’un reproducteur en puissance et si ce parcours contient aussi des vieux grattages, vous avez définitivement trouvé un circuit emprunté tous les ans par vos spécimens panachés lors de leur recherche pour des femelles. Camouflez-vous en retrait et soyez patient.

Si vous ne localisez pas de signes de mâle, provoquez-les avec des glandes préorbitales que vous appliquerez à l’extrémité d’un bout de bois pour confectionner des faux grattages. Ajoutez ensuite des glandes préorbitales sur une branche directement au-dessus du faux-grattage, à une hauteur d’un à deux mètres.

Finalement, si vous avez pris soin au préalable d’écouter des séances de grunt et de rattling sur une bande vidéo ou sur internet ou si vous savez les utiliser, n’hésitez pas à les reproduire sur place.

Soyez persévérant et profitez des beautés de mère Nature. Le chevreuil de vos rêves se pointera peut-être le bout du museau sous peu.

Pour en savoir plus, visitez les sites proxpedition.com ou la page Facebook Trucs et astuces chasse et pêche.