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Mélanie Joly: carriériste et «caméraïste»

Mélanie Joly: carriériste et «caméraïste»
Photo d'archives

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Un égo structurellement démesuré

D’emblée, je dois l’admettre, j’ai toujours trouvé Mélanie Joly très superficielle. Parler beaucoup pour ne rien dire de substantiel, l’important pour elle est de dire beaucoup de choses, n’importe quoi et n’importe quand afin d’attirer l’attention des médias et des projecteurs sur elle. Et les médias ont mordu à l’hameçon en publiant sur elle des tonnes de reportages flatteurs depuis 2013 et en lui donnant le crachoir très et beaucoup trop souvent à la radio et à la télé. Très décevant. Mélanie Joly, une créature des médias.

Regardez juste les reportages qui lui ont été consacrés par La Presse ces dernières années. Le jupon dépasse. Le père de Mélanie, Clément Joly, est comptable agrée et nous avons travaillé ensemble au cabinet international Deloitte au début des années soixante-dix. Son père a toujours milité activement à des postes importants au sein du Parti libéral du Canada. Alors, comme Power Corp. et La Presse ont toujours été très proches des libéraux, tant au fédéral qu’au provincial, il est dans ce cas normal que ce média traite convenablement de Mélanie. Je le répète, les médias sont responsables d’avoir créé le phénomène Mélanie Joly. Voulez-vous bien me dire ce que Justin Trudeau lui a trouvé d’exceptionnel pour la parachuter candidate libérale dans Ahuntsic et, encore pire, de l’avoir nommée ministre du Patrimoine canadien? Je vous le dis, comme ses carences intellectuelles continueront à être affichées au grand jour, elle deviendra au fil du temps un poids pour le Parti libéral du Canada. Justin va s’en mordre pas seulement les pouces, mais tous les doigts.

 

Créer n’importe quoi : en plein son genre

Au début des années 2010, Mélanie Joly a créé des organismes bidon prétendument de réflexion, les uns après les autres, comme Génération d’idées, M-19 et Sortie 13. Comme réflexions, ça volait pas haut, mais elle écrivait, avec ses amis penseurs, beaucoup d’opinions et prenait position sur plein de sujets d’actualité que les médias s’empressaient naturellement de publier. La dame spécialisée en marketing et en communications envoyait de beaux communiqués de presse appréciés par les organismes d’information.

Complètement sidérant de donner tant de couverture à des pseudo-groupes de réflexion lancés par une poignée de carriéristes bien branchés ne représentant qu’eux-mêmes, alors que l’on passe sous silence les faits et gestes de nombreux groupes sociaux et communautaires qui font des choses admirables. Mes amis, lancer une «gamick» qui s’intitule Génération «d’idées», faut être prétentieux pas à leu près. Cherchez les idées! Où sont les idées?

 

Mélanie se lance à la mairie de Montréal en 2013

«Marie de Montréal. Joly se lance en solo, et sans détails» que titrait Le Devoir du 18 juin 2013. Pas grave si elle s’est lancée à la course à la mairie de Montréal sur le «fly» et sans programme politique véritable, car la dame est photogénique, parle beaucoup, concocte quotidiennement des conférences de presse, rédige un déluge de communiqués de presse et, sourit tout le temps.

«Alcool et spa comme dépenses électorales pour le parti (Vrai changement pour Montréal) de Joly» (Le Journal de Montréal, 15 avril 2014). Faut dire que la jeune dame a la graine d’une vraie politicienne. «Vrai changement pour Montréal» qu’elle avait appelé son parti politique. Vrai changement mon œil.

 

Les mentors et maîtres à penser de Mélanie

En plus d’avoir conseillé Mario Dumont, le fondateur de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Lucien Bouchard, le lucide autoproclamé recyclé en lobbyiste, a pris Mélanie Joly sous son aile. Cé-ti pas beau ça? «Une fois par mois, Mélanie Joly parle à l’ex-premier ministre Lucien Bouchard, son mentor. Elle lui demande des conseils. Elle se rend parfois à son bureau du centre-ville» (La Presse, 10 octobre 2013). Que c’est touchant. Moi en tout cas, qui est être très sensible, ça me fait pleurer.

Et comme directeur de campagne pour les élections à Montréal, Mélanie a embauché François Leblanc, l’ancien chef de cabinet de Gilles Duccepe, l’ancien dirigeant du Bloc québécois. J’aime le Bloc québécois, des gens très polyvalents qui pour certains ont transféré au Parti conservateur, sont devenus lobbyistes et se sont recyclés dans les organisations patronales. Cherchez la gauche au Bloc. Si vous la trouvez, auriez-vous l’amabilité de me faire signe?

 

Mélanie Joly va rester à Montréal : juré, craché

2013, Mélanie perd ses élections à Montréal (que c’est donc de valeur), tout en terminant deuxième, et déclare solennellement du haut de son piédestal que : «Montréalais, nous avons entendu votre désir de changement et soyez assurés que je suis là pour rester, pour continuer à incarner ce vrai changement» (La Presse, 5 novembre 2013 et 25 février 2015). Comme Mélanie est, selon moi, une opportuniste de première classe, elle s’est empressée de quitter le navire lorsque s’est présentée une meilleure affaire pour l’avancement de sa carrière. Comment alors faire confiance à une telle personne, elle qui, dans une opinion publiée dans La Presse du 27 février 2015 et intitulé «Parlons cynisme» se définit, tenez-vous bien, comme une politicienne «authentique»? Ayoye, je viens d’échapper mon dentier, ma prothèse et ma canne. Authentique arriviste, peut-être!

 

Mélanie nie vouloir se joindre au PLC

Dans son essai publié en 2014 «Changer les règles du jeu», un ramassis de banalités, elle invitait ses «adeptes» à surmonter le cynisme ambiant en politique. Dans le dossier Netflix, on a vu la manière qu’a la dame de changer les règles du jeu en politique. Plutôt que d’aider les gens à surmonter le cynisme en politique, elle l’a alimenté.

Tiens, tiens, que vois-je comme titre d’article du Devoir du 19 février 2014 : «Mélanie Joly sera au congrès du PLC. Son entourage nie une éventuelle candidature pour le Parti libéral fédéral» Franchement, quelle girouette! Les mots me manquent, je m’en excuse. N’oubliez pas que c’est elle qui nous disait de contrer le cynisme.

Je l’ai dit, dans le passé, elle a pris conseil auprès de son «gourou» Lucien Bouchard et une fois nommée ministre du Patrimoine canadien, elle a demandé l’opinion de qui vous pensez? Et bien, elle a demandé à Shelly Glover, l’ancienne ministre du Patrimoine canadien au Parti conservateur du Canada. Veut-elle se garder une fenêtre d’opportunité au Parti conservateur au cas où?

 

Mélanie préfère Radio-Canada à TVA

Preuve de son manque de jugement et de bien d’autres choses, à la question posée par l’Actualité sur son poste de télé préféré, elle a spontanément répondu : «Bien-là, c’est facile : Radio-Canada» : «Mélanie Joly préfère Radio-Canada à TVA» (Le Journal de Montréal, 26 février 2016». «Le phénomène Joly» que titrait un autre reportage flatteur de La Presse du 31 octobre 2013 : phénomène peut-être, mais loin d’être phénoménal.