/sports/fighting
Navigation

Elbiali, un baromètre selon Larouche

Stéphan Larouche, Entraîneur
Photo Ben Pelosse Stéphan Larouche, Entraîneur

Coup d'oeil sur cet article

Stéphan Larouche estime que son poulain Jean Pascal a tous les atouts pour venir à bout d’Ahmed Elbiali, dans quelques semaines en Floride.

« Elbiali est un bel espoir et ce sera un bon baromètre pour Jean, a indiqué l’entraîneur lors du passage du Journal de Montréal dans son gymnase. Elbiali n’a pas le talent, les habiletés et l’expérience de Jean.

« Par contre, il cogne pesant avec une belle main droite et un bon crochet de gauche. Il me fait penser un peu à Omar Sheika, un Américain qui a affronté Éric Lucas, Stéphane Ouellet et Adrian Diaconu. Jean pourrait avoir des réponses à ses questions au sujet de son avenir. »

Certains observateurs croient que Pascal est rendu à occuper le rôle de faire-valoir dans la boxe. Larouche n’aime pas qu’on fasse ce type d’association avec son protégé. Il a décidé de livrer sa propre définition de cette tâche ingrate du noble art.

« Un faire-valoir, c’est un boxeur qui n’a pas de chance de gagner, qui n’essaye pas longtemps de gagner ou quelqu’un qui a besoin d’argent, a souligné l’entraîneur. Moi, je ne dirigerai jamais ce type de boxeur. »

Des réponses à aller chercher

Selon Larouche, Jean Pascal a encore de l’essence dans le réservoir. Du moins, assez pour vaincre son prochain adversaire.

« Jean aime encore beaucoup son sport et c’est le bout que les gens ont de la misère à comprendre, a-t-il analysé. Il est heureux de s’entraîner et de monter sur un ring pour un combat.

« Si tu as perdu des duels contre les meilleurs, ça ne veut pas dire que tu n’as plus ta place dans la boxe. Tu dois penser au rôle que tu veux et que tu acceptes de jouer. Si Jean arrivait à un point où il ne gagnait plus de combat, il faudrait avoir une bonne discussion. »

Dans le monde de la boxe, on a souvent vu des athlètes prendre leur retraite sur un coup de tête avant d’effectuer un retour quelques années plus tard.

« Lorsqu’un boxeur va au bout et qu’il prend le temps de bien le vivre, il va rarement faire un retour. Et les retours se terminent rarement bien, a précisé Larouche. Il ne faut pas avoir de regrets et aller le plus loin possible. »