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Ouellette et Trudel contactés par la Vérificatrice générale

Annie Trudel et Guy Ouellette
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES Annie Trudel et Guy Ouellette

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Le député Guy Ouellette et son amie Annie Trudel acceptent de collaborer à l’enquête de la Vérificatrice générale sur l’AMF même si Mme Trudel doute des capacités de la VG à mener à bien cette enquête.

« La Vérificatrice fait des audits, des vérifications; ce dossier en est un d’enquête. Donc je crois que c’est le mauvais mandat à la mauvaise organisation », nous a confié Mme Trudel.

Le député de Chomedey s’est abstenu de dire s’il partage l’opinion de Mme Trudel mais a confirmé qu’il a rendez-vous ce matin (jeudi) avec un associé de la Vérificatrice générale, Guylaine Leclerc.

« Je rencontre le représentant de la VG pour échanger, si je peux être utile à leur mandat », s’est-il contenté de dire.

Le duo Ouellette-Trudel a fait ces déclarations juste avant de prendre part à une soirée hommage aux députés à l’Assemblée nationale où M. Ouellette a été honoré pour ses 10 ans de vie parlementaire.

Mandat de la vérificatrice

L’enquête de la Vérificatrice porte sur les allégations lancées par Annie Trudel concernant une présumée collusion entre l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Unité permanente anticorruption (l’UPAC) et une firme privée dans le processus d’accréditation des entreprises désireuses d’obtenir des contrats publics.

Mme Trudel fait preuve de prudence quand on lui demande si elle maintient ces allégations de collusion et corruption à l’endroit de l’AMF et de l’UPAC.

« Je n’ai pas un dossier si solide, car si c’était le cas je l’aurais remis à la Sureté du Québec.  Mais à la lumière de ce que j’ai lu, c’est un dossier qui a des allégations. Des possibilités de collusion et corruption et doivent être enquêtés par la police » a-t-elle nuancé tout en répétant que la VG est mal outillée pour enquêter.

« Il s’agit de vérifier dans des courriels, vérifier des échanges téléphoniques, de rencontrer plusieurs organisations. Je ne crois pas que ce soit dans le mandat de la VG de faire ce genre d’enquête là », a tenue à préciser Mme Trudel.

Le député Guy Ouellette pour sa part, qui aurait été arrêté par l’UPAC alors qu’il s’apprêtait à révéler le stratagème, a préféré jouer de prudence dans ses commentaires.

« C’est le fruit d’un long dossier et de longs échanges avec différentes personnes qui m’amènent à certaines conclusions que je partagerai avec qui de droit », a-t-il laissé tomber.