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Rémi Garde en mode découverte

Remi Garde  au centre Nutrilait de Mtl le 8  nov 2017.
Photo Agence QMI, Ben Pelosse Remi Garde au centre Nutrilait de Mtl le 8 nov 2017.

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Le nouvel entraîneur de l’Impact, Rémi Garde, aurait pu se trouver du travail à divers endroits en Europe, mais il a choisi la Major League Soccer par soif de découverte.

«Une soif de remise en question, de découvrir autres choses, d'autres horizons, d'autres manières de travailler, a-t-il mentionné jeudi, en entrevue à TVA Sports. Je crois que la MLS est un championnat qui est en train d'évoluer. J'avais envie de prendre part à cette évolution.»

Cela dit, le Français de 51 ans sait tout de même un peu dans quoi il s’embarque. D’autant plus qu’il était l’entraîneur de Lyon quand le club français est venu disputer un match amical au Stade Saputo, à l’été 2012.

«Je n'ai pas l'impression d'être complètement en territoire inconnu ici, a-t-il souligné. C'est difficile à expliquer. C'est peut-être le fait que j'entends parler de ce club depuis très longtemps. J'ai eu la chance de jouer une année avec Patrice Ferri (ancien capitaine de l'Impact).»

Garde est conscient qu’il n’a pas choisi le défi le plus simple.

«Ce n'est pas forcément la facilité. Mais j'ai croisé beaucoup de gens dans ma carrière dont les expériences à l'étranger les avaient fait grandir», a rappelé celui qui a aussi été l’entraîneur d’Aston Villa, en Angleterre.

Gagner pour être connu

L’Impact a certes connu une hausse de popularité constante depuis son arrivée en MLS en 2012. Toutefois, le club de soccer reste bon deuxième derrière le Canadien dans le paysage sportif montréalais. Se faire connaître davantage du public montréalais et québécois en général est donc toujours à l’agenda de l’état-major du bleu, blanc et noir.

Pour ça, il n’y a qu’une vraie bonne technique, assure Rémi Garde.

«Pour moi, c'est de gagner des matchs, a-t-il laissé tomber. C'est le meilleur vecteur de communication pour un entraîneur. J'ai évidemment été embauché pour ça, c'est ce pourquoi j'aime travailler.»

«Je pars du principe qu'une équipe qui joue bien a plus de chances de gagner, a poursuivi l’entraîneur. Quand on dit "bien jouer ", les gens s'imaginent qu'il n'y a que la partie offensive. Mais bien jouer, c'est bien défendre. Quand on défend bien, on peut bien attaquer.»

En anglais dans le vestiaire

L’Impact avait besoin d’un entraîneur maîtrisant le français étant donné qu’il s’agit de la langue dominante au Québec. Il va sans dire que Garde est confortable avec tout ça, mais pour des raisons pratiques, les entraînements et les discussions de groupe, dans le vestiaire, se feront en anglais.

«Je sais que la langue de vestiaire sera l'anglais, pour une meilleur compréhension de tout le monde, a-t-il indiqué. Mais je suis là pour m'adapter aussi. Quand j'aurai un entretien individuel avec un francophone, je lui parlerai évidemment en français. Mais je crois que c'est important, au-delà de l'aspect politique que je comprends tout à fait, d'avoir un langage commun. J'ai posé la question assez vite. Je n'ai pas de problème avec le français, et j'en ai pas trop avec l'anglais.»