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Un nouveau départ pour Mark Weightman

L’ex-président des Alouettes travaille maintenant pour une équipe de hockey de la Ligue d’élite de Suède

Alouettes de Montréal
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Mark Weightman et les Alouettes se sont séparés il y a près d’un an.

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Durant 22 ans, le Québécois Mark Weightman s’est dévoué corps et âme pour la cause des Alouettes. En décembre dernier, la famille Wetenhall a décidé de le remplacer par Patrick Boivin au poste de président de l’équipe.

Les propriétaires des Alouettes ont très mal géré ce dossier dans lequel était impliqué Danny Maciocia. Weightman a été traité de façon inappropriée.

La pilule a été difficile à avaler pour cet homme loyal et intègre. Lorsque les journalistes ont cherché à obtenir ses réactions au sujet de sa séparation avec les Alouettes, Weightman a préféré se taire, ne voulant pas créer de remous.

Les mois se sont écoulés et cela a eu pour effet de mettre un baume sur les plaies.

C’est un homme bien dans sa peau qu’on a finalement retrouvé hier alors qu’il est venu passer un peu de temps en famille à Montréal entre deux séjours en Suède, où il vient de donner un nouveau départ à sa carrière d’administrateur en ayant accepté un poste de conseiller en marketing pour l’équipe de hockey de la ville de Linköping, dans la Ligue d’élite du pays. Le meilleur marqueur du club est Derek Roy.

« J’avais besoin de vivre quelque chose de différent, a expliqué Weightman dans une entrevue accordée au Journal de Montréal. Mon épouse est originaire de la Suède et j’ai pu développer des contacts là-bas, ayant une demeure à Hultfred. On m’a offert ce poste en septembre et j’ai accepté un contrat d’un an. C’est une belle ville de hockey et mon mandat est de trouver des façons d’attirer un plus grand nombre d’amateurs aux matchs locaux en offrant une meilleure expérience client.

« C’est un beau défi. L’organisation est dynamique, à l’image de celle des Alouettes au début des années 2000 quand tout avait débloqué pour l’équipe, a-t-il ajouté. Il y a des similitudes entre les façons de travailler dans la Ligue canadienne de football et dans la Ligue d’élite de Suède. »

Dans des directions différentes

Weightman aurait de bonnes raisons d’en vouloir aux propriétaires des Alouettes, mais il n’est pas du genre rancunier. Il préfère tourner la page. « Il y a eu un divorce mais ce n’est pas la guerre », a-t-il résumé.

Il a récemment croisé Andrew Wetenhall dans un gala au cours duquel les Alouettes ont souligné le 40e anniversaire de la conquête de la coupe Grey de 1977 et les deux hommes ont bavardé durant un bon moment.

Lorsqu’on lui demande s’il a été limogé par les Alouettes ou s’il a démissionné de son poste, Weightman nous offre cette réponse : « Disons que je ne correspondais plus à ce que l’organisation entendait faire et qu’il était dans mes meilleurs intérêts que je passe à autre chose. Je ne sentais plus que j’étais la bonne personne à leurs yeux pour occuper les fonctions de président. »

Les Wetenhall décident de tout chez les Alouettes et la tâche n’est pas facile pour le président de l’équipe de travailler dans un tel contexte. Ce n’est pas Weightman qui l’affirme mais bien l’auteur de ces lignes.

« C’est certain qu’il a été très difficile de quitter une organisation pour laquelle j’ai travaillé durant plus de 20 ans, a continué l’homme âgé de 45 ans. J’avais le logo des Alouettes tatoué sur le cœur et ça m’attriste vraiment de voir que l’équipe vient de connaître l’une des pires saisons de son histoire. »

Bonne cohésion

Interrogé à savoir ce que les Alouettes doivent faire pour remettre la barque à flot, Weightman a répondu : « Ils devront embaucher un bon entraîneur-chef et s’assurer qu’il y aura une meilleure cohésion entre le directeur général et le personnel d’entraîneurs. Ça m’a fait mal de voir l’équipe être exclue d’une participation aux matchs éliminatoires pour une troisième année d’affilée. Heureusement que les Alouettes ont une bonne base de fidèles partisans. »

Année après année, les propriétaires des Alouettes perdent de l’argent. Les pertes sont énormes cette saison. La famille Wetenhall pourrait-elle perdre patience et mettre le club en vente ? Pourrait-on revoir un jour Weightman faisant partie d’un groupe de propriétaires québécois ?

« Je ne crois pas, mais on ne peut jamais dire jamais... »