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L’enfer et la spiritualité réunis sur scène

L’enfer et la spiritualité réunis sur scène
Photo courtoisie

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C’est une pièce très audacieuse que propose le Théâtre de Quat’Sous, présentée dans une pièce où se marient la dramaturgie et la danse. Comédiens et danseurs vont s’unir sur les planches pour évoquer un sujet très profond, inspiré de L’Enfer dans la Divine Comédie de Dante. Une proposition qui devrait séduire les spectateurs en quête de nouveauté.

Le directeur artistique du Théâtre de Quat’Sous, Olivier Kemeid, travaille sur ce projet depuis déjà plus de deux ans. En plus de signer la mise en scène et d’avoir travaillé les textes de sa création, Sous la nuit solitaire, il a mandaté la chorégraphe Estelle Clareton afin de coproduire ce spectacle.

inspirée de dante

Pour écrire sa pièce, l’auteur s’est principalement inspiré de L’Enfer – première partie de la Divine Comédie de Dante (les suivantes étant le Purgatoire et le Paradis) – et des gravures de L’Enfer de Gustave Doré. « J’ai lu l’œuvre de la Divine comédie dans ma jeune vingtaine et cela faisait plusieurs années que je voulais en faire quelque chose », confie le metteur en scène Olivier Kemeid. « Lorsque je suis tombé sur les gravures de L’Enfer de Gustave Doré, qui remontent au 14e siècle, j’ai eu un coup de foudre. »

À partir de là, le concepteur a compris que seule la danse pouvait rendre ce que signifie l’enfer, tel que ­représenté par l’écrivain Dante Alighieri et l’illustrateur Gustave Doré.

« Ce texte de Dante est une œuvre majeure et un chef-d’œuvre de la littérature universelle, précise-t-il. Il a forgé notre imaginaire avec des images très fortes de l’enfer et l’idée de torture. »

Autre temps, autres mœurs

La pièce se penche sur la ­signification de l’enfer et des péchés. « Le péché le plus grave, à l’époque de Dante, est la trahison, souligne ­Olivier Kemeid. Le pire est Judas qui a trahi Jésus. »

Ainsi, les danseurs ­serviront à ­représenter la douleur dans cette pièce chorégraphique, alors que le comédien Renaud Lacelle-­Bourdon interprétera Dante.

On a aussi voulu naviguer entre l’enfer collectif, l’enfer personnel et les enfers modernes. « L’enfer collectif peut être un ­incendie qui ravage un immeuble ou un pays en guerre, tandis que l’enfer personnel peut être celui qui vit une dépression ou qui tente de se ­suicider », explique l’auteur.

Tragédie et spiritualité

Pour Olivier Kemeid, rien n’est plus près de notre réalité que la Divine Comédie, même si elle a été rédigée en 1306. « C’est comme si on disait que la bible est loin de notre réalité, pourtant, toute la différence entre le bien et le mal s’y trouve », fait remarquer le metteur en scène.

On apprend qu’une partie du drame sera projetée sur écran et que même si certaines images sont dures, il y aura de la lumière puisque la finalité est une ascension vers le paradis et les étoiles.

« Et puis, on a des danseurs magnifiques », conclut-il.

Sous la nuit solitaire

Inspiré de L’Enfer dans la Divine Comédie de Dante

  • Auteur et metteur en scène : Olivier Kemeid
  • Chorégraphie : Estelle Clareton
  • Distribution : Larissa Corriveau, Renaud Lacelle-Bourdon, Esther Rousseau-Morin, Nicolas Patry, Ève Pressault, Éric Robidoux et Mark Eden-Towle
  • Du 15 novembre au 2 décembre
  • Au Théâtre de Quat’Sous