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Complexe culturel MR-63 : le projet est officiellement lancé

Complexe culturel MR-63 : le projet est officiellement lancé
COURTOISIE

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L’équipe derrière le projet du complexe culturel montréalais MR-63, lequel vise à revaloriser huit anciens wagons de métro en icône architecturale, est emballée par l’acquisition d’un premier wagon.

«C’est une course pleine de défis qui nous attend, mais on est prêts à relever chacun d’entre eux», s’enthousiasme Étienne Morin-Bordeleau, cofondateur du projet au côté de son frère Frédéric. Cette nouvelle acquisition représente pour eux l’aboutissement de quatre ans de travail bénévole.

L’achat du wagon au coût de 1150 $ est une étape phare dans la réalisation du projet puisqu’elle permettra à l’équipe de réaliser une série de tests techniques essentiels. Son entreposage représentera des coûts additionnels de 1000 $ par mois à l’équipe. Il s’agit de la première phase du projet qui devrait mener à l’inauguration du complexe MR-63 en 2020 dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

Ce complexe, imaginé par les deux frères, sera à la fois une œuvre architecturale d’exception, un espace de diffusion de culture sous différentes formes et un lieu écologiquement responsable. Pour le moment, le terrain qui l’accueillera demeure inconnu puisque l’équipe et l’arrondissement sont toujours en discussion.

Raviver l’intérêt pour la culture d’ici

En entrevue avec le «24H», Frédéric Morin-Bordeleau a tenu à dénoncer le désintérêt croissant des Montréalais vis-à-vis des artistes locaux : «On a beaucoup de plaisir à se vanter d’être une ville vibrante où il y a beaucoup de choses qui se passe, mais justement, il y a tellement de choses et pas assez de monde qui achète que personne ne survit de ça.»

Le complexe MR-63 se veut donc un espace de réconciliation entre les artistes et le grand public : «Ça va être un lieu hyper vivant où on va pouvoir découvrir plein de monde», a-t-il dit. Un éventail d’activités culturelles sera offert aux visiteurs : de l’art culinaire à l’art visuel, en passant par l’art de performance et l’art numérique.

Un projet rassembleur

Au-delà des tests techniques, l’équipe a à cœur de faire de cette icône celle de tous les Montréalais. Frédéric Morin-Bordeleau note que des «frictions» existent entre les quartiers de Griffintown, en expansion rapide, et de la Petite-Bourgogne, abritant de nombreuses communautés culturelles et un important parc de développement d’habitations à loyer modique.

L’équipe s’efforce donc présentement de prendre le pouls des citoyens des deux quartiers. Par l’inauguration de l’œuvre architecturale à la rencontre de ces deux quartiers, le projet vise à créer des ponts entre les deux : «on ne veut pas juste rentrer là-dedans et être un autre agent de gentrification. On veut idéalement devenir un agent de mixité sociale», a mentionné Frédéric Morin-Bordeleau.