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Cultiver un meilleur futur

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Les tendances alimentaires prennent un virage vert. Modifier ses habitudes alimentaires pour suivre le mouvement peut sembler un véritable défi. Cette semaine, quelques trucs pour devenir plus écolo en toute simplicité.

Réduisons nos déchets

  • On s’intéresse aux modes de vie alternatifs comme le zéro déchet. Sans atteindre cet idéal, on peut réduire considérablement nos déchets en adoptant quelques gestes concrets.
  • Achetez en vrac et optez pour les commerces qui nous permettent d’utiliser nos propres contenants.
  • Pour les lunchs et collations, utilisez des contenants réutilisables au lieu de sacs en plastique jetables.
  • Évitez les sacs en plastique. À l’épicerie, on apporte nos propres sacs à fruits et légumes et nos sacs réutilisables.
  • Cuisinez davantage. En cuisinant, on évite les produits transformés et les repas préparés vendus dans leurs emballages. On peut fabriquer soi-même nos barres tendres, notre granola ou nos sauces, en prime, on gagne du point de vue de la valeur nutritive.
  • Recyclez. On prend quelques minutes supplémentaires pour rincer nos conserves et on évite la poubelle !
  • Réutilisez. Certains contenants peuvent être nettoyés et réutilisés pour nos courses.
  • Dites non aux plats en carton. Pour une fête ou en camping, on utilise des assiettes et des ustensiles réutilisables.
  • Apportez votre propre tasse à café réutilisable au lieu d’utiliser une tasse jetable.
  • Fabriquez votre propre kombucha ou votre thé glacé et évitez les bouteilles en plastique ou en verre.
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Astuces pour réduire le gaspillage alimentaire :

  • Planifiez ce que vous allez manger durant la semaine et achetez les quantités de nourriture en conséquence, pas plus.
  • Congelez les aliments et les restants de nourriture.
  • Consommez les aliments moins frais en premier, les mettre bien en vue au frigo.
  • Utilisez les restants pour le lunch.
  • Partagez les repas avec votre entourage.
  • Utilisez les fruits et légumes trop mûrs pour en faire des tartes, smoothies, confitures, croustades, potages, etc.
  • Utilisez le vin ouvert depuis un certain temps pour des sauces ou des mijotés.

Un mot sur le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire correspond à toute nourriture perdue ou jetée tout au long de la chaîne alimentaire que ce soit lors de la production, du transport, de la distribution ou de la consommation. Le gaspillage représente un enjeu important : 1/3 de la nourriture produite mondialement est perdue ou jetée. Au Canada, 30 % à 40 % de la nourriture est gaspillée ce qui représente 31 milliards de dollars. Ce gaspillage entraîne inévitablement des conséquences sur l’environnement.

L’agriculture urbaine en vogue

Jardins communautaires et serres sur les toits, l’agriculture urbaine a définitivement la cote. Les fermes Lufa, une entreprise locale, offre, depuis 2011, une panoplie de produits frais cultivés dans leurs deux serres sur les toits. On peut se procurer leurs paniers de fruits et légumes sur leur plateforme web. En juin dernier, la grande chaîne IGA emboîte le pas en construisant son premier supermarché avec potager sur le toit. Les légumes et fines herbes biologiques issus du potager urbain sont ensuite vendus au sein de leur épicerie. Les apiculteurs urbains d’Alvéole possèdent également plusieurs ruches qui bourdonnent un peu partout dans la région de Montréal. Embellissement urbain, protection de l’environnement et autonomie alimentaire... les bénéfices de l’agriculture urbaine sont bien réels.

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Plus écologique dans l’assiette

Pas besoin d’être végétalien pour être plus écologique dans l’assiette. Quelques conseils simples qui réduisent notre empreinte écologique :

  • Mangez moins de viande. Un kilo de bœuf demande 15 500 Litres d’eau (un kilo de blé demandera 1000 litres d’eau).
  • Consommez des produits locaux qui auront fait peu de kilomètres jusqu’à notre assiette. Les framboises du Mexique ont parcouru plus de 4200 km jusqu’à Montréal.
  • Achetez des poissons issus de la pêche durable. On recherche les éco-étiquettes ou on s’informe à notre poissonnier.
  • Essayez d’acheter biologique. Les méthodes de production biologique minimisent les conséquences sur l’environnement. Manger biologique coûte plus cher, mais on surveille les rabais.
  • Achetez directement du maraîcher. On diminue les intermédiaires entre la production et la consommation.
  • Compostez. Les pertes de nourriture et les résidus alimentaires peuvent se composter au lieu de se retrouver à la poubelle.
  • Réutilisez. Les retailles de légumes et les carcasses peuvent servir à la préparation de bouillons. On réutilise l’eau de cuisson des légumes pour la préparation de soupes.

Voici quelques idées simples pour prendre part au mouvement :

  • Cultivez votre propre potager. Si vous habitez en ville et vous possédez peu d’espace, vous pouvez cultiver vos fines herbes et vos légumes en pots. On se procure le plus possible des semences locales.
  • Prenez part aux jardins communautaires. Montréal en possède plusieurs, informez-vous à votre arrondissement. Si vous n’habitez pas Montréal, la plateforme web de votre ville devrait vous en apprendre davantage sur ce qui est offert près de chez vous.
  • Prenez part aux jardins universitaires. Plusieurs institutions d’enseignement au Québec (collèges et universités) possèdent maintenant des jardins urbains. Les jardiniers sont, pour la plupart, des bénévoles, des étudiants ou des stagiaires. Ils ont peut-être besoin d’un coup de main.
  • Informez-vous. Plusieurs ressources sont disponibles pour vous aider dans vos démarches d’agriculture urbaine comme le site web d’Agriculture urbaine MTL. Cette plateforme peut même vous mettre en relation avec des propriétaires d’espaces, si vous ne possédez pas le vôtre.
  • Achetez saisonnier. Procurez-vous des paniers de fruits et légumes locaux lorsque la saison le permet.

Merci à Lisa Marie Gaudreault, stagiaire en nutrition, pour sa précieuse collaboration