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«J’ai accompli mon travail» - Artur Beterbiev

Artur Beterbiev a remporté le titre IBF des mi-lourds, samedi, en Californie

«J’ai accompli mon travail» - Artur Beterbiev
Photo William Trillo

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Artur Beterbiev n’a jamais été un homme très expressif. Toutefois, samedi soir, il a fait une exception lorsqu’on lui a remis sa ceinture de champion du monde IBF des mi-lourds après sa victoire contre Enrico Koelling.

Pour une rare fois depuis le début de sa carrière, on l’a vu sourire tout en célébrant sa conquête avec ses entraîneurs sur le ring. Une expression faciale qui en disait long sur ce qu’il ressentait dans son for intérieur.

« Je me suis senti comme si j’avais accompli mon travail », a expliqué Artur Beterbiev lors d’une entrevue téléphonique quelques minutes après sa victoire contre Koelling.

Toutefois, ce n’est pas tout. Il a aussi eu une pensée pour un être cher.

« Lorsqu’on m’a remis la ceinture, c’est sûr que j’ai pensé à mon père en premier lieu, a-t-il ajouté. J’ai poussé un soupir de soulagement.

« J’ai pensé à lui, mais aussi à ma petite famille qui est demeurée à Montréal. Elle a aussi un morceau de cette victoire alors qu’elle a été d’un grand support pendant ma préparation. »

Sobriété

Comme on s’y attendait, les célébrations ont été sobres pour Beterbiev. Une heure après son retour à l’hôtel, il était déjà au lit. Même s’il a gagné un titre mondial, il y a des choses qui ne changeront pas pour lui.

« Je vais festoyer davantage à mon retour à Montréal en compagnie de ma famille, a informé le Russe. Et je vais le faire avec un bon thé. »

Au cours des dernières semaines, plusieurs observateurs voyaient Beterbiev l’emporter par knock-out avant le sixième round. Par contre, en raison de la défense hermétique de Koelling, le Québécois n’a pas pu le réaliser avant le 12e assaut.

Est-ce que le nouveau champion est déçu par ce dénouement ?

« Pas du tout et j’aurais été tout aussi content de remporter le combat par décision unanime », a souligné Beterbiev.

Grâce à une mitraille de 1111 coups durant le duel, Beterbiev a été en contrôle du début à la fin contre Koelling. Celui-ci l’a quand même amené dans une zone qu’il ne connaissait pas : il a boxé plus de sept rounds pour la première fois de sa carrière.

« Je suis très content d’avoir dépassé le septième et de constater que je me sentais bien, a analysé Beterbiev. Plus le combat progressait, plus ça devenait intéressant pour moi. J’ai été en mesure de m’adapter au fil des événements.

« Pour ce qui est du nombre de coups, je n’étais pas au courant que quelqu’un les comptait. Avoir su, j’en aurais lancé plus ! »

Pas de boule de cristal

Maintenant qu’il possède le titre IBF, Beterbiev n’est pas en mesure de dire quelle sera la suite des choses pour lui.

« Je n’ai pas de boule de cristal et je n’ai pas de don de clairvoyance », a-t-il affirmé avec fermeté.

Avant de penser à son prochain affrontement, il devra régler son différend juridique avec son ancien promoteur Groupe Yvon Michel (GYM). On pourrait attendre jusqu’à la fin de 2017 pour que les deux parties obtiennent une décision d’un juge.

Pour ce qui est de ses activités sur le ring, la victoire de Beterbiev pourrait mettre la table pour des combats d’unification contre ses compatriotes Dmitry Bivol et Sergey Kovalev en 2018. On en salive déjà.