/weekend
Navigation

« Je n’arrêterai jamais de chanter »

Ginette Reno
Photo Chantal Poirier

Coup d'oeil sur cet article

Sa voix puissante donne encore des frissons et un Centre Vidéotron rempli l’attend pour sa rencontre d’un soir avec l’Orchestre symphonique de Québec. À 71 ans, Ginette Reno n’a aucune raison de songer à la retraite. «Je pense que j’arrêterai jamais», croit même la grande dame de la chanson québécoise.

«J’ai ça dans mes veines, dans mon sang, dans les pores de ma peau. Je suis un être humain qui chante mais, d’abord et avant tout, je suis une chanteuse», s’emporte celle qui aura ému plusieurs générations de québécois avec sa voix puissante.

Dans un entretien qu’elle a accordé au Journal quelques semaines avant son premier concert au Centre Vidéotron, le 25 novembre, Ginette Reno assure qu’après une longue et glorieuse carrière amorcée il y a cinquante-huit ans, le plaisir de monter sur scène demeure intact.

«C’est toujours comme la première fois. Si on faisait toujours l’amour de la même façon, comme si c’était la première fois, ce serait formidable. Pour moi, chanter, c’est vivre. Je ne chante pas seulement avec ma voix, je chante avec tout mon être.»

Jouissance symphonique

Le 25 novembre, Ginette Reno vivra encore de grandes émotions quand elle retrouvera l’OSQ, avec qui elle a déjà partagé la scène, dans les années 1980, au Grand Théâtre de Québec. Son fils Pascalin dirigera l’orchestre de 50 musiciens qui magnifiera ses classiques intemporels comme Fais-moi la tendresse et Je ne suis qu’une chanson.

«Chanter avec un orchestre symphonique, c’est une des plus grandes choses pour une chanteuse comme moi. Quand tous ces violons, ces cuivres et la harpe rentrent dans mon corps, c’est formidable», s’enflamme-t-elle.

C’est même à sa demande si le concert Ginette Reno symphonique a été mis sur pied au Centre Vidéotron. «Quand j’ai fait mon concert avec l’Orchestre symphonique de Longueuil, cet été, à Boucherville, j’ai dit faut que j’en fasse d’autres, ça n’a pas de bon sens. C’est une jouissance.»

Un grand moment avec Céline

Ce sera aussi très agréable pour la chanteuse de revenir à Québec, là où elle avait fait ses débuts à l’âge de 14 ans.

«On chantait en haut de Chez Gérard, à La page blanche. C’est là que tout a commencé. Je restais en bas, où il y a la gare, dans le même hôtel qu’Olivier Guimond. J’ai vécu toutes sortes de grands moments à Québec. C’est là que j’ai eu mes premiers becs sur les plaines d’Abraham.»

Avec un avocat aux études, précise-t-elle.

Plus tard, sur ces mêmes Plaines, Ginette Reno a connu l’extase, un soir de l’été 2008, quand elle a chanté Un peu plus haut, un peu plus loin, avec Céline Dion lors du 400e de la ville de Québec.

«C’était court pour moi. J’aurais voulu que ça se manifeste plus longtemps. Je n’ai fait qu’une chanson. Mais c’était un grand moment.»

Ça reste encore la seule fois où elle a partagé la scène avec Céline. «Des gens ont proposé des chansons, de grands auteurs-compositeurs, mais ce n’est pas arrivé à elle. C’est pas grave...»