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Rio de Janeiro: une jungle urbaine

La très populaire plage de Copacabana.
Photo courtoisie Lise Giguère La très populaire plage de Copacabana.

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Rio de Janeiro, ville de contrastes, rime avec samba, fête, exotisme et culte de la beauté. Mais avec ses 6 millions d’habitants et son haut taux de criminalité, la mégapole a de quoi effrayer. En ne nous laissant pas intimider, et avec quelques précautions supplémentaires, nous partons à l’aventure.

La montagne Pao da Açùcar.
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La montagne Pao da Açùcar.

Notre visite à Rio commence par l’ascension du mont Corcovado qui domine la ville et où trône le Cristo Redentor, la fameuse statue du Christ de 30 mètres veillant sur les Cariocas depuis 1931. Le panorama y est de toute beauté, car Rio déborde de plages, des montagnes et d’îles.

Comme il s’agit d’un des points les plus élevés des environs, on y voit presque toute l’étendue de la ville et de là-haut, on peut facilement situer les différents quartiers et les attractions majeures qui constitueront nos visites à venir. Les vieux quartiers de Lapa et Santa Teresa, le mythique stade de football le Maracana, le Pain de sucre, les plages de Copacabana, de Leblon et d’Ipanema, le Jardim Botanico et l’énorme lac urbain, le Lagoa Rodrigo de Freitas où se sont déroulées les compétitions de canoë et d’aviron aux Jeux olympiques de 2016.

L’architecture coloniale est bien présente au cœur des édifices à l’allure moderne.
Photo courtoisie
L’architecture coloniale est bien présente au cœur des édifices à l’allure moderne.

Direction centre-ville pour prendre le véritable pouls de la population locale. Le métro est le moyen le plus efficace et rapide pour s’y rendre. On démarre à la Praça Floriano qui est entourée par le magnifique Théâtre municipal, l’hôtel de ville, le Musée des Beaux-Arts et la bibliothèque nationale.

Au milieu des édifices modernes, l’architecture coloniale, héritage de la colonisation portugaise, garde toute sa place et dévoile constamment de petits trésors.

On continue notre trajet vers l’aqueduc arqué qui marque le début du vieux quartier de Lapa, où les bars et l’animation nocturne sont rois et maîtres. Au passage, impossible de manquer la cathédrale de Rio, résolument moderne et de forme conique.

L’architecture coloniale est bien présente au cœur des édifices à l’allure moderne.
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L’architecture coloniale est bien présente au cœur des édifices à l’allure moderne.

Un arrêt incontournable : l’Escadaria Selaron : un escalier bâti par l’artiste chilien Jorge Selaron, qui habitait un appartement dans cette rue, et orné de milliers de pièces de céramique multicolores. Une atmosphère bohème y règne puisqu’il s’agit d’un lieu de rassemblement pour les jeunes artistes en quête d’auditoire. Très « peace and love » comme ambiance, ce qui peut s’avérer une oasis de paix pour un visiteur à l’assaut de la ville et de toute sa frénésie. Santa Teresa et ses charmantes ruelles vieillottes rendent cette journée formidable.

Rio la nuit

Au cabaret Plataforma Show, les danseuses à plumes sont à l’honneur.
Photo courtoisie
Au cabaret Plataforma Show, les danseuses à plumes sont à l’honneur.

En cette fin d’après-midi, on se rue donc vers le quartier de Urca, au pied du Pao da Açùcar, le Pain de Sucre si représentatif de Rio, afin d’y monter dans le téléphérique qui nous amènera tout d’abord à Morro da Urca, pour un transfert jusqu’au sommet. Le choix de l’heure n’a pas été laissé au hasard. À cette heure, nous pourrons avoir la vue de jour, le coucher de soleil sur la baie de Botafogo et tout Rio, de même qu’une vue nocturne, le tout dans environ une heure et demie. C’est très féerique d’avoir sous nos yeux ce panorama, devenu tout à coup carte postale, car désormais presque silencieux vu la hauteur et la distance qui nous en séparent.

Le caipirinha est le cocktail brésilien par excellence.
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Le caipirinha est le cocktail brésilien par excellence.

Le lendemain, relaxation avec Caipirinha, le cocktail local par excellence, sur la plus que célèbre plage Copacabana. Un peu déçu, à vrai dire, principalement à cause de la propreté de l’eau qui laisse vraiment à désirer. C’est beaucoup mieux chez sa voisine, la non moins mythique plage d’Ipanema, là où demeurait Tom Jobim, fondateur de la bossa-nova moderne, très en vogue à Rio. La jeunesse brésilienne y pratique sa religion en grand nombre : le football.

Rio de Janeiro au coucher du soleil, vue du haut du Pain de sucre, cette montagne qui surplombe la ville et qui fait face à la statue du Christ.
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Rio de Janeiro au coucher du soleil, vue du haut du Pain de sucre, cette montagne qui surplombe la ville et qui fait face à la statue du Christ.

Pour une belle escapade en nature, le Jardim Botanico de Rio regorge de singes, toucans et autres oiseaux exotiques ou encore le parc national de Tijuca. Les deux sont situés en pleine ville.

On conclut avec la totale : une soirée pour voir les danseuses à plumes du cabaret le Plataforma Show dans le quartier de Leblon pour quitter Rio comme il se doit, la tête remplie de couleurs, de sensualité, de rythme et de plaisir.


♦ Globe-trotter passionné ayant foulé le sol de 42 pays, je n’avais pas encore goûté et vibré au rythme profond de l’Amérique du Sud. Il fallait bien que je m’y lance tôt ou tard. Direction Brésil.