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Le temps froid est plus propice à l’accumulation de polluants

Le smog entraînera de plus en plus d’avertissements selon des météorologues

Le temps froid est plus propice à l’accumulation de polluants
Photo d'archives

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Les avertissements de smog comme celui lancé lundi pour une bonne partie du sud du Québec seront de plus en plus fréquents avec l’arrivée du temps froid, préviennent des météorologues.

« On entre dans la saison la plus nocive pour la qualité de l’air. Le froid [est] propice [à] l’accumulation de particules fines, nocives pour la santé, qui causent le smog », indique le météorologue Gilles Brien.

La faible circulation de l’air et les vents inexistants aident à la formation de smog, puisque les polluants se déplacent peu.

Ce phénomène est surtout nuisible aux enfants asthmatiques et aux personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiaques.

Gilles Brien<br>
<i>Météorologue</i>
Photo courtoisie
Gilles Brien
Météorologue

« Les concentrations élevées de polluants sont quasi stationnaires et devraient persister jusqu’à mercredi [demain] matin », a affirmé de son côté Michael Elliot, météorologue à Environnement Canada.

Une dépression venue de l’Ontario viendra chasser le smog.

« On prévoit quelques averses de pluie pour le sud du Québec et un petit peu de neige pour la partie plus au nord, ce qui sera suffisant pour dissiper le smog », poursuit M. Elliot.

Chauffage au bois

Les régions concernées par l’avertissement sont la vallée du Saint-Laurent, la grande région de Montréal jusqu’à Montmagny, l’Estrie, la Montérégie et la Beauce.

Au Québec, le chauffage au bois est la principale source de particules fines qui contribue au smog hivernal. L’activité industrielle et le transport sont d’autres facteurs.

À Montréal, un règlement interdit l’usage d’un foyer à bois lorsque des avertissements de smog sont en vigueur.

Dès le 1er octobre l’an prochain, ces foyers seront d’ailleurs complètement interdits dans la métropole québécoise, à moins d’avoir une certification attestant qu’ils ne rejettent pas plus de 2,5 grammes de particules fines par heure dans l’atmosphère.

« Il est clair que l’interdiction va contribuer à réduire les accumulations de particules fines et le smog », estime Réjean Ouimet, météorologue à Météo Média.

Impossible, pour le moment, de dire si l’hiver qui nous attend sera propice à la formation de smog.

« Nos prévisions hivernales ne sont pas encore tout à fait prêtes. Une chose est certaine, plus la saison sera active en précipitations, moins les particules fines pourront s’accumuler, ce qui réduit les chances d’avertissements de smog », explique M. Ouimet.

Différence

Il existe une différence entre le smog en hiver et celui qui survient l’été.

« On parle de particules fines pour l’hiver, tandis qu’en été, ce sont les particules d’ozone qui sont responsables du smog. Le rayonnement solaire accélère la formation de l’ozone, un polluant qui affecte tout autant le système respiratoire », précise Réjean Ouimet.

« En automne et en hiver, la force du soleil n’est pas assez importante pour créer des accumulations d’ozone », conclut-il.

– Avec la collaboration de l’Agence QMI