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Le Canada : le ventre mou de l’Occident

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Le Canada a été identifié par les groupes islamistes comme étant une cible privilégiée où le djihad juridique et idéologique pouvait être mené avec succès auprès des tribunaux grâce aux failles qu’ils avaient décelées dans les lois du pays, notamment la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur le multiculturalisme.

Pourquoi viennent-ils ici ? Cette question revient inlassablement, y compris chez de nombreux musulmans, chaque fois que des droits ou des accommodements déraisonnables sont revendiqués, en leur nom, par des activistes de l’islamisme radical.

Si vous leur demandez : « Mais pourquoi êtes-vous venus vivre dans un pays de “mécréants” que vous haïssez tant ? » ils vous répondront qu’ils sont ici « par la volonté de Dieu », mais ils se garderont bien de vous avouer que le Canada est dans leur mire depuis quatre décennies.

Au plan juridique, c’est à travers une brèche dans la Loi ontarienne sur l’arbitrage en matière de droit familial qu’ils avaient presque réussi à implanter la Charia en Ontario et lui donner force de loi. (Voir ma motion contre les tribunaux dits islamiques à l’Assemblée nationale ici ).

Ce rendez-vous manqué ne signifie pas qu’ils ont baissé les bras. Bien au contraire, la charia est bien vivante dans les cercles d’endoctrinement et son application est fortement encouragée au sein des communautés musulmanes.

Selon une étude de l’Institut Macdonald-Laurier, rendue publique en novembre 2011, sous le titre Le vrai Nord dans la politique publique canadienne : Que veulent les Canadiens musulmans ? on y apprend que 62 % des personnes interrogées sont d’accord avec l’application de la charia au Canada (en matière de droit familial : 47 % le souhaiteraient et 8 % le revendiqueraient) et 7 % l’exigeraient en toute matière.

Ils sont où les ayatollahs du racisme systémique qui crient à la discrimination à l’égard des musulmans alors que la vraie menace vient de ces mouvances islamistes qui sont à l’œuvre pour les soustraire aux lois du pays et hypothéquer leur intégration ?

Quel avenir prépare-t-on aux jeunes générations de musulmans si les autorités politiques canadiennes et québécoises continuent leur aveuglement volontaire et leur compromission avec les groupes islamistes ?

Peut-on s’étonner qu’on puisse pervertir la Charte des droits et libertés au point de réclamer le port de la burqa et du niqab dans les institutions publiques au nom de la liberté religieuse et du droit à l’égalité ?

Planète islamiste

Oui, ils sont ici « par la volonté de Dieu », disent-ils, mais ils ont surtout infiltré les diasporas musulmanes d’ici et d’ailleurs — au grand dam des musulmans qui s’efforcent de s’intégrer — pour imposer leur vision du monde, celle d’une planète islamiste qui repose sur une vieille théorie de conquête où la terre était divisée en trois domaines :

1. Dar Al-Islam (la Maison de l’islam) regroupant les pays où prévaut l’islam, qui sont gouvernés par des dirigeants musulmans et où la charia est la loi. Entrent également dans cette catégorie les pays à majorité musulmane ;

2. Dar As-Sulh (la Maison de la paix) représentée par les pays qui avaient fait alliance avec des pays musulmans ou accepté leur subordination aux khalifes musulmans, en payant des tributs tout en gardant une gouvernance autonome.

3. Dar Al-Harb (la Maison de la guerre), ce sont les pays des « Kufar » (les incroyants). Les pays occidentaux qui n’ont pas encore embrassé l’islam et qui restent à soumettre sont dans cette catégorie.

Certes, le djihad armé ne fait que commencer contre eux avec les nombreux attentats, mais rien n’interdit de leur faire la guerre par d’autres moyens. C’est donc sur le terrain juridique et politique que ce combat est mené avec plus d’efficacité.

Le djihad juridique et idéologique ne connaît pas de frontières. Même les pays musulmans, jugés trop inféodés aux valeurs occidentales n’y échappent pas et doivent être « ré-islamisés ».