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Le «viagra féminin» offert au Canada d'ici la fin de l'année

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Après les États-Unis et plus récemment l’Europe, le «viagra féminin», qui sera en partie produit à l'Ancienne-Lorette, devrait être approuvé au Canada d’ici la fin de l’année.

«Ils [Santé Canada] communiquent avec nous et c’est le meilleur estimé que l’on puisse donner», affirme le Dr Fernand Labrie, fondateur d’Endoceutics, entreprise qui fabriquera les applicateurs nécessaires à l’administration du médicament, à L’Ancienne-Lorette. La nouvelle usine située près de l’avenue Jules-Verne devrait être inaugurée au printemps prochain. La première pelletée de terre pour ce projet de plus de 46 000 mètres devrait d’ailleurs être faite cette semaine.

Fernand Labrie
Photo d'archives, Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Fernand Labrie

Si l’Intrarosa, destiné au traitement de l’atrophie vulvaire et vaginale chez les femmes post-ménopausées est approuvée au Canada, la production pourrait connaître une importante hausse à Québec, affirme le Dr Labrie, sans toutefois pouvoir la chiffrer.

«On estime qu’au Canada, ce sont 3 millions de femmes ménopausées qui en ont besoin, on parle de 32 millions aux États-Unis et de 3 millions au Canada, donc c’est certain que ce sera plus de production», mentionne le Dr Labrie. «L’augmentation va se faire de façon progressive. On construit [l’usine] pour satisfaire les besoins les plus probables», poursuit-il.

À l’heure actuelle, la production du médicament, sous forme d’ovules, est réalisée au Mexique et aux États-Unis.

La nouvelle usine d’Endoceutics située près de l’avenue Jules-Verne devrait être inaugurée au printemps prochain.
Photo courtoisie
La nouvelle usine d’Endoceutics située près de l’avenue Jules-Verne devrait être inaugurée au printemps prochain.

Nouveau traitement

Ce nouveau traitement, qui coûte près de 25 $ par mois aux femmes américaines, diminue le pH vaginal vers la normale, facilitant ainsi la croissance de la flore bactérienne normale. «Il n’y a aucun effet secondaire hormonal, c’est un traitement essentiellement local», précise le médecin.

«Antérieurement, on utilisait l’œstrogène, mais plusieurs femmes étaient réticentes en raison des effets secondaires, ce qui n’est pas le cas du tout avec ce médicament», ajoute-t-il.

Le «viagra féminin» a été approuvé au cours des derniers jours par l’Agence européenne des médicaments et par la FDA (Food and Drug Administration) en juin dernier.

L’Intrarosa

  • L’Intrarosa est fabriqué par l’entreprise Endoceutics, qui aura bientôt une usine à L’Ancienne-Lorette.
  • Endoceutics possède également des usines de fabrication à Mont-Saint-Hilaire, aux États-Unis et au Mexique.
  • Disponible aux États-Unis et en Europe sous forme d’ovule de 6,5 mg, l’Intrarosa est administré par applicateur intravaginal.
  • La médication doit être prise sur une base quotidienne.
  • Au Canada, trois millions de femmes ménopausées en auraient besoin.
  • Coût du médicament aux États-Unis : près de 25 $ US par mois